Monthly Archives: février 2013

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Jennifer Lawrence multiplie les projets

Alors qu’elle vient de remporter son premier Oscar pour son rôle de dépressive nymphomane dans Happiness Therapy, Jennifer Lawrence prépare déjà son avenir. En 2013, la jeune femme sera tout d’abord à l’affiche de la suite de des aventures de Katniss Everdeen dans Hunger Games : l’Embrasement (dont la sortie est prévue pour le 27 novembre). Très attendu par les fans, le long métrage se dévoile petit à petit. Deux nouvelles affiches à l’esthétique soignée (dont l’une se trouve juste ci-dessous) viennent d’ailleurs de voir le jour sur la toile.

Ensuite, Jennifer Lawrence retrouvera son partenaire de Hapinness Therapy, Bradley Cooper, dans Serena de Susanne Bier. Ce film signée par la réalisatrice danoise (Brothers, After the Wedding ) est l’adaptation du roman éponyme de Ron Rash. Jennifer Lawrence y interprétera le rôle-titre, une femme de caractère mariée à un riche et puissant exploitant forestier (Bradley Cooper) dans les années 30 en Caroline du Nord. Ces deux-là sont prêts à tout pour faire prospérer leur entreprise (manipulations, corruptions, voire menaces ou assassinats).  Cette épopée qui s’annonce grandiose n’a pas encore de date de sortie prévue en France. Mais une photo officielle est déjà parue.

En 2014, elle reprendra son rôle de Mystique dans la suite de X-Men : le commencement. Ce deuxième opus intitulé X-Men : Days of Future Past risque d’être l’un des événements majeurs de l’année prochaine. Outre le retour de Bryan Singer (réalisateur des deux premiers films) derrière la caméra, le film s’attaque à un axe narratif ambitieux du comics. Il y sera notamment question de voyage dans le temps. Les acteurs de la trilogie originale comme Anna Paquin (Malicia), Shawn Ashmore (Iceberg), Ellen Page (Kitty Pride) et bien sûr Hugh Jackman (Wolverine), Ian Mckellen (Magneto) et Patrick Stewart (Professeur X) sont d’ors et déjà annoncés au casting. Une belle manière de réunir les deux trilogies.

Enfin, Jennifer Lawrence est une actrice fidèle puisqu’elle retrouvera son réalisateur de Hapiness Therapy, David O’Russel, pour ses deux prochains films. Elle participera d’abord au projet encore sans titre du cinéaste (précédemment appelé American Bullshit). Elle rejoindra un casting des plus alléchants composé de Bradley Cooper, Christian Bale et Amy Adams. Ce polar situé à la fin des années 70 retracera une enquête secrète menée par le FBI afin de faire tomber des politiciens corrompus. Pour arriver à leurs fins, ils avaient embauché un duo d’arnaqueurs (joués par Bale et Adams). Jennifer Lawrence interprétera le rôle de la femme du personnage de Christian Bale, tandis que Bradley Cooper sera un agent du FBI. La jeune femme sera ensuite l’héroïne de  The Ends of the Heart  qui conte la vie mouvementé de Lydie Marland. D’abord adoptée par son riche oncle magnat du pétrole, elle finit par l’épouser quelques années plus tard. Et ce ne fut pas sans conséquence sur la fortune de ce dernier…

Marianne

FLIGHT

Critique : Flight, de Robert Zemeckis

Robert Zemeckis revient enfin à la prise de vue réelle. Et cette simple nouvelle suffit à réjouir le cœur de n’importe quel cinéphile. Il faut dire que le réalisateur mythique de Retour vers le futurQui veut la peau de Roger Rabbit ? ou encore de Forrest Gump,  semblait s’être perdu depuis dix ans dans les rouages synthétiques de la motion capture.

Pour son grand retour dans le cinéma traditionnel, Robert Zemeckis a choisi le mélodrame. Dans Flight, Denzel Washington interprète un pilote d’avion qui effectue une manœuvre d’urgence spectaculaire permettant de sauver la quasi-totalité de ses passagers. S’il est d’abord érigé en héros, la réalité va vite le rattraper. L’enquête révélera une grave dépendance à l’alcool…

L’addiction. C’est justement l’une des thématiques principales de ce long métrage. Zemeckis la filme sans concession, dans ce qu’elle a de plus fascinant et de plus destructeur. Dès la scène d’introduction, on est plongé dans le quotidien de ce pilote. Dans un simple plan fixe qui dévoile une chambre d’hôtel, une fille nue et un homme au téléphone… plane instantanément une atmosphère surréaliste.

Et pour servir son propos, le réalisateur s’appuie sur l’interprétation sans faille de Denzel Washigton. Sous tension permanente, il se prête au jeu de l’alcoolisme sans esbroufe, en évitant le carcan de « la performance ». Une réussite qui nous fait d’autant plus regretter la facilité moralisatrice dans laquelle s’enferme le film par moments (en particulier à la fin).

Flight n’évite donc pas les longueurs. Et en dehors de deux séquences de cinéma sublimes (la scène du crash, à la fois spectaculaire et émouvante, et celle dans les couloirs de l’hôpital qui résonne comme un moment suspendu), le film ne décolle jamais complètement… à notre plus grand regret.

Marianne

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Critique : Cloud Atlas, d’Andy Wachowski, Lana Wachowski et Tom Tyker

Cloud Atlas, (la Cartographie des nuages) est une adaptation du troisième ouvrage du romancier anglais David Mitchell par Andy Wachowski, Lana Wachowski et Tom Tyker. A la base d’une idée (un peu trop ?) classique : chacun de nos choix moraux entraînera des conséquences sur notre existence  future, goutte d’eau perdue dans  l’univers toujours en mouvement de la vie.

Au tout début du film, le spectateur doit se laisser entraîner par les flux complexes que Cloud Atlas déploie. Avant de se laisser porter sans effort par un scénario très abouti naviguant du passé de l’esclavage américain au futur de l’humanité dans les étoiles en passant par les années 70. Les décors sont magnifiques (en particulier ceux de néo-Séoul), les personnages complexes et émouvants. La performance des acteurs est impressionnante. Car elle est loin d’être seulement due aux maquillages ! Un des charmes du film est d’inciter le spectateur à reconnaître quel acteur incarne quel  personnage dans chaque époque.

Une mention spéciale à Hugo Weawing (le Seigneur des anneaux) qui assume des rôles de personnages tous plus détestables les uns que les autres, en particulier l’Old Georgie dans l’île aux cannibales.

Les amateurs apprécieront les référence à  Soleil vert,  le film de science-fiction que Richard Fleischer adapta en 1973 du roman éponyme de Harry Harrison. Tous deux furent parmi les premiers à anticiper les méfaits de nos civilisations consuméristes.

Laurence

Sur le papier, l’adaptation de Cloud Atlas (Cartographie des nuages) le best-seller de David Mitchell était un sacré pari. Comment rendre justice à ce roman qui entremêle plusieurs histoires dans le temps et l’espace, toutes écrites dans des styles différents et révélant au fur et à mesure une trame sur l’universalité de l’humanité ? C’était quasi impossible. Et pourtant les Wachowski (qui ont déjà prouvé leur amour pour les univers complexes avec Matrix) épaulés par leur scénariste Tom Tyker (Le Parfum) s’en sortent haut la main.

Pour cela, ils s’appuient  sur un scénario parfaitement écrit qui entraîne le spectateur d’une époque à l’autre, en un clignement de cil. Si les premières minutes sont un peu perturbantes, l’histoire finit par s’imposer d’elle-même. Le travail de montage est tout simplement stupéfiant. Après les premières scènes d’expositions, passages obligés, on glisse d’un monde à l’autre naturellement, grâce à des transitions toujours plus fines et élaborées. Chaque univers possède ses propres codes, mais les réalisateurs ont conservé une esthétique élégante. Elle est toujours appropriée et  s’envole vraiment dans les passages futuristes et dans les années 70.

Autre tour de force, avoir réussi à ne sacrifier aucun personnage sur l’autel des effets spéciaux. De Halle Berry à Tom Hanks, en passant par Jim Strugess (Un jour), Ben Whishaw (Skyfall) et même Hugh Grant (qui joue les méchants avec une  certaine malice), le casting est au diapason.  Tous interprètent des rôles différents dans chacune des time lines, nous imposant une gymnastique  de l’esprit astucieuse, pour les reconnaître. Mais surtout ils constituent l’âme de ce long métrage.

Entre le thriller policier, le film de science-fiction, le drame amoureux, la comédie à l’anglaise ou encore la quête post-apocalyptique…Cloud Atlas est une expérience unique qu’il ne faut pas manquer de vivre sur grand écran.

Marianne

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Dessin de la semaine : Réaction aux César

Injustice ! Amour le film d’Haneke méritait surtout le César du meilleur décor et des meilleurs costumes. La preuve en image.

 

 

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Critique : Shadow Dancer, de James Marsh

Bienvenue dans l’Irlande du début des années 90. Ciel gris, immeubles tristes et attentats terroristes rythment le quotidien des habitants de Belfast. Alors que le conflit anglo-irlandais est sur le point de trouver son aboutissement, une activiste de l’IRA se voit contrainte d’espionner sa propre famille pour le compte du MI5.

Avec une telle trame, difficile d’imaginer autre chose qu’un savant mélange de faux-semblants et de suspense. Et de ce côté-là, le cocktail est parfaitement réussi.  James Marsh a une technique bien à lui pour faire monter la pression. Ce n’est pas l’action qui l’intéresse, mais au contraire ce qui se passe juste avant ou juste après. La scène d’introduction mutique dans le métro londonien, la mère qui attend devant sa fenêtre, le film plastique que l’on déroule pour accueillir un éventuel cadavre constituent à ce titre de grands moments de cinéma.

L’esthétique clinique est par contre à double tranchant. Si dans la Taupe de Tomas Alfredson, elle attirait notre attention sur des détails précieux, ici elle se révèle uniquement élégiaque.  Les tenues de l’héroïne, tour à tour « bleu passe partout » ou « rouge vif » reflètent sans aucun doute les états d’âme de notre agent double  mais elles donnent surtout à l’image une dimension quasi impressionniste.

Cette précision plastique présente un inconvénient de taille, elle laisse la plupart des personnages sur le carreau. Essentiellement taciturnes et en retrait, ces derniers ne prennent jamais totalement corps.  Des figures fantomatiques qui  laissent la part belle à une Andrea Riseborough en état de grâce. Déjà repérée dans Brighton Rock  et E.W., la jeune actrice illumine de sa présence ce long métrage réussi mais pas tout à fait à la hauteur de ses ambitions.

Marianne

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Dexter : quel avenir pour le tueur en série ?

Alors que la saison 7 de Dexter commence à imprimer sa marque sanglante sur les écrans français, la chaîne américaine Showtime prévoit la diffusion de la saison 8 aux USA dès le 30 juin prochain.

Deux nouveaux personnages devraient y faire leur apparition : le Dr Evelyn Voger, neuropsychiatre dont le profiling est la spécialité et Jacob Elroy, ex-flic patron d’une agence de détectives.

Quant à la saison 9, la question de son tournage est sur toutes les lèvres, mais le suspens durera peu puisque selon David Nevins, le directeur des programmes entertainment de Showtime, la décision sera prise avant la diffusion de la huitième saison.

Laurence

Hannibal

Trailer : la série Hannibal dévoile ses premières images

Hannibal, de Bryan Fuller : le trailer de la série lancée par NBC va vous mettre l’eau à la bouche.

C’est le 4 avril 2013 que la chaîne américaine NBC diffusera le premier épisode d’Hannibal. La série est inspirée de Dragon rouge, le préquel du Silence des agneaux, dont le héros était, on ne peut que s’en souvenir, le terrible cannibale créé par l’écrivain Thomas Harris.

La recette de la série ? Will Graham, jeune profiler du FBI obsédé par les serial killers, s’allonge sur le divan du psychiatre Hannibal Lecter. Alléchant !

Il suffit d’ajouter que Bryan Fuller (Pushing Daisies) supervise cette adaptation pour saliver encore un peu plus. Et quand on sait que l’immense Mads Mikkelsen (Casino Royale, le Guerrier silencieux, prix d’interprétation masculine à Cannes en 2012 pour la Chasse) tient  le rôle titre, on est carrément dévoré par la curiosité.

Pour vous mettre en appétit,  le trailer est au menu.

Laurence

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Dessin de la semaine : En direct du cockpit du vol 227 (Flight, de Robert Zemeckis)

Découvrez enfin la vérité sur le vol 227. Nous avons obtenu une image exclusive du cockpit quelques minutes avant l’accident.

 

 

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Nouveauté série : ABC vient de lancer Zero Hour

Le network ABC a lancé jeudi 14 février sa toute nouvelle série d’aventure Zero Hour. Porté par l’ancien docteur des Urgences, Anthony Edwards, ce show devrait ravir les fans du Da Vinci Code de Dan Brown.

Zero Hour suit  la quête de Hank Foley (Edwards), éditeur du magazine Modern Skeptic, spécialisé dans les mythes et autres grands secrets de l’histoire. Suite à l’enlèvement de son épouse, il se retrouve entraîné malgré lui dans une aventure remplie d’énigmes à élucider et de cartes au trésor à déchiffrer. Avec évidemment, en toile de fond, le destin de l’humanité entre ses mains.

Avec Paul Scheuring à la barre (le créateur de Prison Break), cette nouveauté de mi-saison est ambitieuse sur le papier. Elle  était donc attendue avec une certaine impatience.  Il faut dire qu’après les annulations de Last Resort et de 666 Park Avenue, ABC espérait bien enfin tenir son nouveau hit… Malheureusement, entre des critiques assez mitigées et des audiences très moyennes (à peine 6,3 millions de téléspectateurs américains étaient au rendez-vous pour le premier épisode), l’avenir de cette nouvelle production est loin d’être assuré. Dommage ?

Découvrez la bande annonce :

Marianne

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Critique : Gangster Squad, de Ruben Fleischer

Comme un film d’époque… Voyous, violence, drogue, argent, jolie fille et flics intègres : tous les ingrédients sont réunis. Le casting est excellent. La séduction du Los Angeles de 1949 opère. L’histoire (vraie) est classique. Tout se déroule sans aucun accroc… et sans surprise.

Les éléments intéressants (que la femme du héros ait du caractère et choisisse ceux qui accompagneront son mari, que deux d’entre eux reviennent de la guerre et sont incapables de reprendre une vie civile normale) ne sont malheureusement suffisamment pas exploités. La scène finale, image du pur bonheur familial bien mérité et typique de l’Amérique contemporaine, achève d’agacer.

A voir si l’on a envie d’un bon vieux film de gangsters et pour le charme incomparable de Ryan Gosling (Drive, Only God Forgives, The Place Beyond the Pines), impeccable comme toujours.

Laurence

 

Avec Gangster Squad, Ruben Fleischer s’attaque à un projet ambitieux : la traque du gangster Mickey Cohen par une équipe de flics idéalistes. Surfant sur le créneau des Incorruptibles  (Sean Penn dans le rôle de Cohen marche clairement sur les pas d’Al Capone version De Niro), Fleischer n’en atteint malheureusement ni l’intensité ni la virtuosité.

Pourtant, la reconstitution historique est somptueuse, l’image soignée et le casting de caractère. Mais l’ensemble est au final trop posé, trop propre, trop prévisible. C’est une bonne idée de filmer une histoire de gangster comme un western, mais le réalisateur préfère se regarder filmer au lieu de se concentrer sur ses personnages. Beaux mais vaporeux, ces derniers semblent être sortis de l’imagination d’un créateur de jeu vidéo.

Et c’est dommage car Fleisher a créé un vrai univers graphique auquel il  réussit à imposer quelques touches d’humour salvatrices. La preuve qu’il ne suffit pas d’avoir tous les ingrédients (femme fatale, méchant sadique, flic intègre) pour réussir la recette d’un bon polar.

Marianne