Monthly Archives: mars 2013

Une série pour les Wachowski

Andy et Lana Wachowski multiplient les projets ambitieux. Après avoir pris tous les risques avec leur poétique Cloud Atlas et en attendant leur prochain projet de science-fiction (Jupiter Ascending avec Channing Tatum et Mila Kunis), les Australiens viennent de s’engager pour un projet de série télé. Lors de la promotion de Cloud Atlas, ils avaient justement fait part de leur admiration pour les auteurs du monde de la télévision américaine, beaucoup plus libres que ceux du cinéma.

Pour Sense 8, une série mélangeant le thriller et la science-fiction, ils vont travailler avec le créateur de la série Babylon 5. On sait juste pour l’instant que ce show sera un conte autour d’esprits et d’âmes pourchassées…

Dix épisodes ont été commandés par la plateforme de streaming Netflix. Ce réseau révolutionne le mode des diffusions des séries, puisqu’il permet à ses abonnés de visionner directement l’ensemble des épisodes d’une saison. Cet hiver, la série politique de David Fincher, House of Cards avait ouvert la voie. D’autres séries devraient suivre dans les mois qui viennent comme le show horrifique Hemlock Grove signé Eli Roth ou encore une série animée dérivée du long métrage Turbo.

La diffusion de Sense 8 est prévue pour la fin 2014.

Marianne

Critique livre : City of Bones, de Cassandra Clare

Une jeune New-yorkaise apparemment sans histoire, un adolescent aussi beau que mystérieux, un meilleur ami amoureux, un ennemi obsédé par la pureté de la race, une coupe magique, des vampires, des loup-garous, des démons, un pays réservé aux habitants de ce monde caché, de vieilles rancunes entre parents qui rejaillissent dans la vie de leurs enfants…

Bref, prenez un tiers d’Harry Potter, un tiers de Twilight, un tiers d’éléments un peu plus originaux, mélangez, secouez, ajoutez un amour interdit et vous obtiendrez City of Bones, le premier volume de la trilogie Mortal Instruments (un beau titre, trouvé dans une réplique du Jules César de William Shakespeare). L’intention de Cassandra Clare ? Au lieu d’utiliser la forêt comme dans les contes de fées, investir les espaces urbains new-yorkais et les remplir de magie et de combats underground.

 Elle y parvient assez bien. Même si le livre n’est pas follement excitant, l’intrigue se tient, les personnages sont attachants, certaines scènes sont émouvantes… et l’on a envie non seulement de lire la suite mais également de voir le film qui en est inspiré The Mortal Instrument : City of Bones.

Réalisé par Harad Zwart, The Mortal Instrument : City of Bones verra Lily Collins (Mirror, Mirror) interpréter la jeune héroïne Clary Fray tandis que  Jamie Campbell Bower (London Boulevard, Anonymous) campera le séduisant Jace Wayland. Le redoutable Valentine Morgenstern sera quant à lui incarné par Jonathan Rhys-Meyers (The Tudors). On retrouvera avec un plaisir non dissimulé Aidan Turner (Being Human, Le Hobbit) dans le rôle du beau-père de Clary et le déjanté Robert Sheenan (Misfits) dans celui du meilleur ami. Ce formidable casting  relayé par un trailer alléchant  font que l’on attend la sortie du film avec impatience.

Pour patienter, la bande annonce. Le film sortira dans les salles françaises le 16 octobre.

Laurence

Scandal débarque sur Canal Plus

Une nouvelle série arrive ce jeudi 28 mars sur l’antenne de Canal Plus. Scandal suit les aventures d’Olivia Pope et de son équipe de relation publique spécialisée dans la gestion de crises. Et pour protéger les intérêts de leurs clients, ces professionnels n’hésitent pas à jouer avec la légalité.

Avec un pitch pareil, Scandal semble être au premier abord une série procédurale rythmée, portée par la très classe Kerry Washington (Princesse à délivrer de Django Unchained). Toutefois, méfiez-vous des apparences. Comme elle l’avait fait pour Grey’s Anatomy, Shonda Rhimes derrière ce nouveau show glisse peu à peu vers la série feuilletonnante. Grâce à un montage malin et des histoires de fonds palpitantes, Scandal se révèlera vite aussi addictive que 24 Heures Chrono ou Dexter.

Vous voilà prévenu…

Bon à savoir : La première saison de Scandal lancé l’an dernier sur ABC ne compte que sept épisodes. La deuxième actuellement en cours de diffusion en comprendra 22.

Marianne

Critique : Le Monde fantastique d’Oz, de Sam Raimi

Après s’être amusé avec une première partie dans un cirque filmé en noir et blanc très réussie, le spectateur est entraîné en même temps que le prestidigitateur Oscar « Oz » Diggs (James Franco) dans une tornade d’effets spéciaux épatante. L’univers d’Oz est visuellement superbe, l’utilisation de la 3D est maligne, Finnley le singe volant est trop attendrissant.

Tout se gâte (un peu) dès l’apparition d’Evanora (Rachel Weisz). L’aventure retrouve son rythme au cours du voyage le long de la route de briques jaunes pendant lequel les deux compères sauvent China Girl, la petite poupée de porcelaine, des griffes d’affreux babouins volants et pendant la traversée de la forêt maudite. Ce bel élan retombe lors de l’entrée en scène de la nouvelle sorcière, Glinda (Michelle Williams), et ne se retrouvera plus. Car à part deux belles astuces qui permettent aux gentils compagnons de gagner la guerre contre les méchantes sorcières, les scénaristes Mitchell Kapner et David Lindsay-Abaire ne sont pas vraiment montrés inventifs. Pourtant le monde de l’illusion et de la magie offrait des possibilités à l’infini…

Une mention spéciale doit être attribuée à Michelle Williams qui réussit l’exploit de ne pas être ridicule avec sa couronne de pacotille. Car bizarrement, si les costumes et les accessoires sont plutôt réussis, presque tous les bijoux dénotent.

Une dernière chose : le générique, sorte de théâtre de papier animé visuellement éblouissant, est tout à fait remarquable. Après celui d’Hansel et Gretel, Witch Hunters, c’est en peu de temps le deuxième générique vraiment original que l’on voit. Souhaitons que tous les réalisateurs se prennent au jeu !

Laurence

Fallait-il vraiment passer le chef-d’œuvre de Victor Fleming, le Magicien d’Oz, à la moulinette du prequel ? La réponse est malheureusement peut-être pas.

Non pas que cette version portée par le père d’Evil Dead et Spiderman n’ait pas d’intérêt. Elle offre un univers imaginaire époustouflant, peuplée de mille créatures, toutes plus belles les unes que les autres. Le petit singe ailé avec son costume de groom et la poupée de porcelaine remportent, sans problème, la palme des sidekicks les plus mignons. On appréciera aussi le jeu de James Franco, volontairement « pantomime », rappelant en forme de clin d’œil un style démodé qui constituait l’âme de ces films d’époque.

Mais au-delà de ces réussites plastiques, le long métrage de Sam Raimi reprend la structure narrative de l’épisode original. De l’introduction en noir et blanc (assez réussie d’ailleurs) à la tornade en passant par la route en brique jaune, la sorcière verte ou encore la rencontre de petits compagnons : tout y est. Difficile donc de supporter la comparaison. D’autant que le charme désuet et kitch de l’œuvre de Fleming s’inscrit difficilement dans le paysage cinématographique du XXIe siècle. Dans une scène, les citoyens d’Oz commencent à entonner joyeusement une chanson… avant d’être intempestivement interrompu par le magicien lui-même. Cette courte séquence illustre parfaitement ce décalage générationnel.

Rien de bien neuf donc au pays d’Oz. Et c’est dommage. Toutefois, au milieu de ce long métrage enfantin, surgit une bonne idée. Celle de l’illusion. Rendre réel ce qui ne l’est pas. Le cinéma, lui-même est par essence un art chimérique. Avec le personnage du magicien, la science prend tout à coup le pas sur la sorcellerie. Le monde de l’enfance s’ouvre vers quelque chose de plus mature. Cette jolie mise en abyme finale nous fait d’autant plus regretter le manque de substance du scénario.

Marianne

Trailer : Wolverine nous montre enfin ses griffes

Après l’affiche officielle et plusieurs photos, Wolverine : le combat de l’immortel (oui, ce sous-titre français fait un peu série b des années 80/90…) a enfin son premier trailer.

Ces quelques images ne dévoilent pas grand-chose de l’univers graphique de ce long métrage signé James Mangold (Walk the Line, Copland), mais elles se concentrent sur l’action et le mystère. Les dialogues laissent entendre qu’il existe peut-être un remède pour sauver Wolverine de sa condition d’immortel.

On vous rappelle que ce nouveau volet solitaire des aventures du héros aux griffes en adamantium se déroulera après les évènements de la première trilogie X-Men mais s’éloignera (heureusement) du sequel réalisé par Gavin Hood en 2009.

Wolverine : le combat de l’immortel sera dans les salles françaises à partir du 24 juillet 2013.

Marianne

Interview : Gary Constant nous dit tout sur le Festival Mauvais Genre

Déjà sept printemps pour le Festival Mauvais Genre de Tours (37). Cette manifestation 100 % originale ne cesse chaque année de s’affirmer comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux d’un cinéma différent…mais pas que ! Son directeur et délégué artistique, Gary Constant, véritable trublion du 7ème art, fait le point sur cette nouvelle édition qui s’annonce haute en couleurs.

Comment est née l’aventure Mauvais Genre ?

Gary Constant : Au départ, c’est parti d’une frustration que j’avais en tant que simple spectateur. Chaque année, un nombre impressionnant de films de qualité n’avaient pas accès aux salles françaises et spécialement dans ce qu’on appelle le cinéma de genre (polar, fantastique, animation, science-fiction, horreur…). Pourtant cette production est souvent plus audacieuse, moins formatée que les longs métrages que l’on a l’habitude de voir. Durant les deux premières éditions, le festival était surtout orienté horreur, gore, fantastique. Mais plus les années passent et plus nous avons eu accès à une plus grande diversité de films. Pour cette septième édition, c’est moins le genre qui est mis en avant que l’aspect évènementiel et différent des longs métrages sélectionnés.

Quels seront les grands évènements de cette édition 2013 ?

Gary Constant : Comme chaque année, vous retrouverez les rendez-vous qui ont fait le succès du festival comme la Nuit interdite, le cinéma scolaire et les différentes rencontres prévues entre les professionnels et le public. C’est pour moi une composante essentielle de la manifestation : créer un lieu convivial et accessible où chacun peut discuter avec les professionnels présents. Du côté des nouveautés, la compétition court-métrages sera cette année divisée en deux catégories. Une pour la fiction et une pour l’animation. Cela correspond à une vraie demande du jury qui trouvait difficile, les années précédentes, de juger ces deux styles différents. Et c’est vrai que le monde de l’animation est suffisamment riche pour constituer une sélection à part entière.

Crackle concourt pour la Corée du Sud dans la catégorie court-métrage d’animation.

Pour cette septième édition, nous avons voulu ouvrir encore davantage le Festival sur d’autres univers parallèles au cinéma comme le jeu vidéo ou les séries télé. Plusieurs évènements serviront de passerelle entre ces différents domaines de création. Tout d’abord le réalisateur Juan Solanas, auteur du très beau Upside Down qui fera l’ouverture, donnera une conférence le vendredi 29 mars dans laquelle il évoquera son travail sur ce long-métrage de science- fiction et en particulier comment il s’est inspiré des jeux vidéo pour ses décors.

Le dimanche 31 mars, ce sera au tour de Viktor Antonov, directeur artistique du long-métrage d’animation The Prodigies, de se prêter à cet exercice des influences. Et nous diffuserons en exclusivité sur grand écran les quinze premières minutes du pilote de Defiance. Cette nouvelle série de science-fiction sera diffusée sur Syfy à partir du 16 avril en France. Un jeu vidéo en ligne sera lancé en même temps. Un des directeurs artistiques sera présent pour évoquer les interconnections prévues entre les deux médias, mais autour de l’arc narratif cette fois.

Upside Down de Javier Solanas fait l’ouverture avec Dark Skies du Festival Mauvais Genre.

Concernant la compétition, avez-vous décelé une thématique principale qui se dégage cette année ?

Gary Constant : Oui et je dirais même que l’on en trouve plusieurs. La première est certainement en rapport avec l’enfant. Qu’il soit sur le point de basculer à l’âge adulte ou pas, c’est une figure très présente dans la programmation 2013. Les non-dits et les regrets font également partie des thèmes récurrents. D’une manière générale, je trouve que les films présentés cette année sont beaucoup plus sérieux que ceux des années précédentes. Ils sont, sans aucun doute, le reflet de l’époque difficile que nous traversons actuellement, une sorte d’état des lieux. Certains ont opté pour la voix du militantisme, d’autres pour une vision plus pessimiste de la société.

Pour finir, si les spectateurs n’ont le temps de voir qu’un ou deux films, quel conseil vous leur donneriez ?

Gary Constant : C’est toujours difficile de faire un choix. Tous les films que j’ai sélectionnés ont forcément une place particulière dans mon cœur. Mais si je devais n’en garder que quelques-uns, je citerais The Battery de Jeremy Gardner, un film de zombies surprenant, contemplatif et poétique. Et Funeral Kings de Kevin et Matthew McManus, un teen moovie drôle et féroce qui suit deux adolescents adeptes des enterrements ou encore OK Good de Daniel Martinico qui raconte l’aliénation progressive d’un comédien passant casting sur casting. Dans tous les cas, quel que soit le film que vous découvrirez, une chose est certaine : vous ne serez pas déçu du voyage !

The Battery de Jeremy Garner révolutionne le genre Zombie.

Ne manquez pas la septième édition du Festival Mauvais Genre qui se tiendra dans plusieurs salles à Tours (37), du 27 mars au 1er avril 2013. Pour en savoir plus : www.festivalmauvaisgenre.com

Marianne

Ryan Gosling se pose

Ryan Gosling est décidé à faire un break pour pouvoir prendre du recul après avoir, selon lui, trop tourné. «  Je pense qu’il est bon pour moi de faire une pause et réévaluer les raisons pour lesquelles je fais ce métier et ma façon de le faire. », a-t-il  déclaré. (selon Cinemateaser)

Heureusement après avoir été dans Gangster Squad et et dans The Place Beyond the Pines, le Canadien sera encore à l’affiche de Only God Forgive de Nicolas Winding Refn et d’un prochain Terence Malick (encore sans titre).

Entretemps, il fera son tout premier film de réalisateur, How to Catch a Monster que l’on attend avec une impatience non dissimulée.

Et, avec un peu de chance, peut-être trouvera-t-il même du temps à consacrer à son groupe Dead Man’s Bones qu’il avait fondé avec Zach Shields et dont l’album éponyme était sorti en octobre 2009.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas leur univers, voici une de leurs vidéos. Pour en voir d’autres rendez-vous sur : www.deadmansbones.net

Laurence


Tim Burton + Killers = clip

A l’heure où l’on apprend que le concert des Killers annulé le 12 mars à cause des chutes de neige est reporté en juin, les fans pourront patienter en admirant (de nouveau ?) le clip que le groupe texan a dévoilé le 14 décembre 2012.

C’est Tim Burton qui l’a réalisé en se basant sur l’un des titres de leur dernier album, Battle Born.

L’Américain a choisi Winona Ryder (Edward aux mains d’argent, The Iceman, Homefront) et Craig Roberts (Being Human UK, Jane Eyre) pour interpréter les amoureux et Blackpool en Angleterre comme lieu de tournage. Une illustration décalée et inquiétante de l’amour fou, qui éclaire d’un jour nouveau Here With Me.

 http://www.youtube.com/watch?v=7SxTyvOixJA

 Une excellente vidéo du tournage est proposé en ligne par Loft Cinema :

http://www.youtube.com/watch?v=u62cQDn3EuM

Laurence

Critique : Warm Bodies, Renaissance, de Jonathan Levine

Corps froid, cœur chaud. Dans un monde ravagé par une apocalypse zombie, R le mort-vivant, passe ses journées à tourner en rond dans les couloirs d’un aéroport. Mais R est un peu différent de ses congénères. Bien qu’incapable de se souvenir de sa vie d’avant, il s’interroge sur sa condition de zombie. Sa mort va basculer quand il va dévorer la cervelle du petit copain de Julie.

Avec un pitch aussi déjanté, Warm Bodies avait fort à faire question crédibilité. Comment rendre envisageable l’histoire d’amour entre une charmante humaine (Teresa Palmer, séduisante mais un peu sage) et un zombie ? De ce côté-là, Jonathan Levine réussit son coup. Nicolas Hoult (l’inoubliable Tony de Skins et bientôt à l’affiche de Jack, le chasseur de géants) incarne un zombie pâle et légèrement décoiffé, mais conserve malgré le maquillage ses yeux bleus de tombeur.

L’autre réussite du film tient évidemment dans son ton ouvertement décalé, donnant lieu à des scènes comiques assez jouissives (même si malheureusement, comme souvent, les meilleures répliques étaient dans la bande annonce). Et pour faire face à la difficulté de communication des zombies, le cinéaste a trouvé une parade efficace : la musique. Elle est l’un des piliers du long métrage, dynamisante ou émouvante.

Jouant ouvertement sur un parallèle avec Roméo et Juliette (la célèbre scène du balcon est même revisitée), Warm Bodies se révèle être un gentil divertissement. Jonathan Levine ne tente pas de réinventer le film de zombies (ils ne sont qu’une toile de fond) ou même la romance traditionnelle entre la belle et la bête. A peu près tous les rebondissements sont linéaires et prévisibles. Et c’est dommage car en développant plus certains éléments (comme la réflexion initiale sur la vie des zombies) ou en ajoutant quelques petites aspérités, il aurait put dépasser son statut de film sympathique.

Marianne

Les inconditionnels de Romero, les amateurs des Walking Dead, les impatients de découvrir In the Flesh fuiront. Mais tous ceux qui veulent savoir comment une adolescente va tomber amoureuse d’un séduisant zombie qui s’est délecté de la cervelle de son ex-boy friend y courront. Car avec le pitch le plus improbable du moment Warm Bodies réussit un film tendre, émouvant, parfois drôle.

Et surtout le film ne se résume pas à une bluette romantique. Il opte pour un angle intéressant : prendre le parti des zombies grâce à la voix off de R et montrer leur vie morne, leurs gestes vides de sens, leur errance dans des lieux dévastés, leur solitude désolée, la faim aliénante, le désir d’autre chose qui affleure quelquefois…

La trouvaille des Bonies, les Osseux, ultime stade du zombie, donne du cachet au film. Car il faut bien l’avouer, on se demande toujours comment et pourquoi les zombies ne tombent pas en ruines à un moment donné…

Laurence

Un film Véronica Mars prévu pour 2014

C’est la nouvelle que l’on n’attendait plus. La série Veronica Mars va enfin connaître une suite sur grand écran. Le show créé par Rob Thomas s’était achevé en 2007 au bout de seulement trois saisons, laissant des millions de fans inconsolables. Les différentes pétitions et autres mouvement de soutien n’y avaient rien changé… jusqu’à maintenant.

Visiblement lassé de ses nombreuses négociations infructueuses avec les studios, Rob Thomas a lancé la semaine dernière sur la plateforme Kickstarter une demande de financement auprès des fans. Le deal était simple. Si le créateur réussissait à obtenir un minimum de 2 millions de dollars, la Warner s’engagerait à produire le film. Inutile de dire qu’il n’a fallu que quelques jours aux fans pour atteindre ce fameux seuil. A l’heure actuelle, les donations dépasseraient même les 3,7 millions de dollars. Et ce n’est pas fini !

Avec un tel succès, l’annonce officielle du retour de la détective en herbe n’était qu’une question de temps. Et c’est chose faite. Les premiers spoilers sur le contenu du long métrage sont même apparus. Le film se déroulerait dix ans après la fin de la série. Veronica serait de retour à Neptune afin d’aider Logan. Accusé du meurtre de sa petite amie, le bad boy solliciterait les talents de détective de Veronica pour résoudre l’affaire. La jeune femme serait titulaire d’une licence à Columbia et sur le point de passer le concours du barreau. Son retour coïnciderait avec une réunion des anciens élèves du lycée. La présence de tous les anciens personnages semble donc en bonne voie.  A l’exception, certainement, d’Amanda Seyfried dont la carrière hollywoodienne a pris de l’ampleur ces dernières années.

Pour ceux qui seraient complètement passés à côté de cette série, rappelons que Veronica Mars suivait les enquêtes d’une jeune lycéenne perspicace et cynique. La série avait permis de révéler au grand public la jeune Kristen Bell (qui a retrouvé depuis un rôle récurrent dans la série House of Lies). Toujours plein de rebondissements et de personnages attachants, le show réinventait avec talent les codes de la série pour adolescents et du polar.

Si vous aussi vous souhaitez contribuer au financement de ce film rendez-vous sur Kickstarter. A partir de 10 € de dons, des récompenses sont disponibles.

Marianne