Monthly Archives: juin 2013

Critique : Dark Skies, de Scott Charles Stewart

Comme pour Lost in Universes, X Files de Chris Carter a été l’une de vos séries fétiches ? Alors vous ne pourrez que succomber au charme vénéneux de Dark Skies. Ce film est comme un épisode perdu de la série dans lequel Fox Mulder et Dana Scully oublieraient de venir enquêter. Ou comme le début d’une dixième saison dans laquelle les aliens n’auraient finalement pas colonisé la Terre le 22 décembre 2012 comme prévu.

Critique : Monstres Academy, de Dan Scanlon

En 2002 dans Monstres et Cie, le monde apprenait que les monstres du placard étaient bien réels… mais qu’il ne fallait plus en avoir peur. On découvrait aussi deux héros attachants, malgré un physique peu banal (surtout pour Bob, car au final Sully n’est rien d’autre qu’une grosse peluche vivante). Quand Pixar a annoncé qu’un deuxième volet de leurs aventures était en préparation, une petite étincelle dans notre cœur d’enfant s’est allumée. Une étincelle qui a toutefois un peu perdu de son éclat, quand on a appris que ce Monstres Academy ne serait pas une suite mais un prequel.

Bande-annonce : Le duo Brad Pitt / Michael Fassbender dans The Counselor de Ridley Scott

Malgré sa dernière déconvenue cinématographique (Prometheus pour ceux qui auraient échappé au naufrage…), Ridley Scott reste un réalisateur estimé. C’est donc avec une certaine impatience que l’on attend son nouveau film. Surtout que The Councelor qui sortira le 13 novembre 2013 en France est plus que séduisant sur le papier.

Critique : A Very English Man, de Michael Winterbottom

Michael Winterbottom est un caméléon. Jamais là où on l’attend, le cinéaste britannique passe d’un genre à l’autre, comme certains changent de chemises. Même s’il semble avoir une prédilection pour le drame psychologique, ces dernières années il s’est essayé à la science-fiction (Code 46), au thriller glaçant (The Killer Inside Me) ou encore à la romance (Un Eté italien). Derrière cet apparent stakhanovisme se cache, toutefois, une vraie ambition. Celle d’embarquer le spectateur sur des sujets inattendus. Dernier exemple en date, Trishna sorti l’an dernier qui, sous le prétexte d’une relation passionnelle dans le Rajasthan contemporain, dressait un portrait glaçant de la lutte des classes dans ce pays.

Found footage et faux documentaires : une sélection de Lost in Universes

A Lost in Universes, autant nous adorons le fantastique et la science-fiction, autant nous ne sommes pas ultra-fans d’horreur pure et dure. Si bien qu’en matière de found footage et de faux documentaires nous ne sommes pas très pointues puisque ces genres (popularisés avec Le Projet Blair Witch) ont une nette prédilection pour l’effroi. Cependant, au fil du temps nous avons aimé quelques films et quelques séries qui emploient ces procédés. A l’occasion de la sortie de The Bay, nous avons eu envie de vous les faire connaître.

Critique : Man of Steel, de Zack Snyder

Pas la peine de tergiverser. Le retour tant attendu de l’homme d’acier sur le grand écran déçoit. Pourtant avec Christopher Nolan (The Dark Knight, Interstellar bientôt) à la production, Zack Snyder (300, Sucker Punch ) à l’image et un casting de qualité, il était permis de fonder les plus grands espoirs sur ce reboot. Pire, la bande-annonce mélancolique posait un univers contemporain réaliste, définitivement éloigné du côté kitsch des épisodes de Richard Donner.

Critique : The Bay, de Barry Levinson

Faux-vrai documentaire horrifique unique en son genre, The Bay impressionne, tant par sa maîtrise cinématographique que par son propos écologico-réaliste.

A partir d’une base plutôt classique du complot, Barry Levinson (Rain Man, Le Secret de la pyramide, Sphère, Sleepers) a élaboré un scénario malin qui présente tour à tour les intervenants d’une catastrophe survenue dans une petite ville américaine, Chesapeake. Construite sur la côte, elle tire sa fierté d’une usine de désalinisation et d’un élevage de volailles. Ses habitants veulent juste mener la vie typique de l’Américain moyen, travailler, élever leurs enfants. Mais, ironie du sort, c’est précisément cette « innocente » normalité même qui a concocté le bouillon de culture dont va surgir l’horreur. Scientifiquement très convaincante, l’enquête, reconstituée à partir de bribes de films, réunit entre autres les propos d’océanographes, les analyses du Centre de contrôle des maladies, le reportage d’une journaliste…

Là où les Chroniques de Tchernobyl, tournées caméra à l’épaule, avaient opté pour le survival movie plutôt que d’accentuer l’horreur écologique, The Bay choisit de montrer l’engrenage implacable qui conduit au désastre sanitaire. Le tout sans pathos. On s’attache sans effort aux différents acteurs du drame, tous émouvants dans la simplicité de leurs réactions et leur courage sans emphase. On déteste ceux qui contemplent la situation de loin. Les arcanes administratives qui ont permis à la situation d’empirer sont plus que plausibles. Bref, on s’y croit. Et si ce qui affecte les habitants est abominable, le malaise surgit surtout quand en sortant de la séance, on est soudainement pas tout à fait certain que ces événements ne se soient pas produits pour de vrai. Comme le responsable du CDC l’espère en voyant des images de l’isopode mutant (la bestiole dévoreuse, héroïne malfaisante du film) : « c’est un faux, ça a été photoshopé… ». La distinction entre réalité et fiction est brouillée, et ce n’est pas une des moindres qualités du film que d’accentuer la finesse de la frontière entre les deux univers. On est tenté d’aller sur Internet vérifier que c’est fictif, et seulement fictif, thank God !

Et là, on apprend que c’est à la suite d’une commande pour un vrai documentaire et consterné de voir que la baie de Chesapeake était une zone maritime déclarée morte que Barry Levinson a décidé de faire ce film. Pour l’occasion, il s’est associé aux producteurs de Paranormal Activity et de Insidious afin de mieux faire passer le message écologiste par le biais de la terreur. Et ça marche car le spectateur ne peut qu’être convaincu : si ça ne s’est pas encore passé, ça va inévitablement se produire. Ou c’est en train de se produire, là, maintenant, quelque part, peut-être dans l’eau que je suis en train de boire… Ou dans… n’importe quoi. L’horreur.

A voir en complément du film ou pour se convaincre d’aller se faire peur,  le site interactif du film : thebay-movie.com

Laurence

Soutenez SEAP, un projet d’émission autour du paranormal

Thomas Lebec a des idées. Plein d’idées ! Auteur, scénariste, réalisateur de fictions ou de documentaires, professeur de cinéma… ce stakhanoviste ne cesse du haut de ses 33 ans de trouver de nouveaux territoires à explorer. Cette fois-ci, c’est du côté du surnaturel que ses ambitions créatrices se sont posées. Rien de bien surprenant quand on connaît le garçon, persuadé en autres d’avoir écrasé un jour une fée en traversant la forêt de Brocéliande.

Son projet d’émission télé intitulé SEAP (Section d’enquête d’activité paranormale) s’inspire du concept anglo-saxon TAPS qui suit une équipe de chasseurs de fantômes sur les routes américaines. Pas question pour autant de faire du copier/coller. « Je souhaite développer une émission de divertissement à caractère scientifique, qui aura une personnalité propre », explique-t-il.

Parmi les changements annoncés, l’auteur promet moins de sensationnalisme. Hors de question de vendre du vent, toutes les expériences seront menées dans des conditions réalistes et authentifiées. D’ailleurs, pour que l’émission ne puisse pas être taxée de partisane, un enquêteur qui ne croit absolument pas à tous ces phénomènes inexpliqués sera intégré à l’équipe. L’émission mettra également plus l’accent sur l’histoire des lieux à visiter. Et pour pimenter le tout, le temps d’un épisode, une personnalité du show-biz, un médium ou un expert du domaine pourra rejoindre l’équipe. L’esthétique de l’émission fera partie intégrante du concept puisqu’elle entretiendra le mystère.

Malheureusement, pour donner vie à ce X-Files du réel, Thomas Lebec est confronté à un problème de taille : le financement. Les chaînes et les sociétés de production sont pour l’instant restées muettes aux appels de pied du jeune réalisateur. « Pour les convaincre, tourner un pilote est indispensable. Le système de co-funding qui permet aux fans de financer des films ou des artistes m’est apparu comme la solution idéale », assure Thomas Lebec.

Le principe est simple. Les particuliers sont incités à participer au financement du projet. Pour toute souscription financière (10 € de minimum), des contreparties sont prévues. Cela va du nom au générique à l’obtention d’un rôle sur le tournage. Vous ne serez débité que si la somme des 4 000 € est atteinte.

Un petit coup de pouce serait le bienvenu. 900 € ont déjà été collectés et il vous reste 43 jours pour participer. A vos dons sur Touscoprod.com

Marianne

Exposition : Keith Haring s’empare du Musée d’Art Moderne

Des traits simples mais incisifs, un univers minimaliste, figuratif et métaphorique, un message radical… Keith Haring a un style immédiatement reconnaissable. Obsédé par les invasions extraterrestres et les phallus géants, cet artiste ultra-sensible a révolutionné le monde du street art dans les années 80.

Sa soif d’expression était telle qu’il aimait à s’emparer des murs du métro, des squares et des buildings new-yorkais. Mais pas seulement. Au long de sa courte carrière, ce touche-à-tout a multiplié les supports. De la plus classique des toiles à la bâche qu’il affectionnait particulièrement en passant par les collages et même les sculptures, l’artiste a tout essayé.

La rétrospective que lui consacre, jusqu’au 18 août, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris restitue avec talent toute l’énergie créatrice de cet artiste iconoclaste. Dans un simple crayonné comme dans ses toiles aux formats extra-larges, le visiteur est guidé par un parcours thématique capable de susciter autant l’enthousiasme que le malaise.

Son génie se mesure en premier lieu par la justesse de son style. Entre son sens de l’épure, sa palette chromatique volontairement gaie et franche (composée à forte dominance de jaune, de rose, de rouge, de vert, de bleu…) et la récurrence de certaines figures (les silhouettes azimutées, le bébé radioactif, la soucoupe volante…), il affirme une technique sûre et une vraie personnalité dans ses œuvres.

Dans un second temps, c’est évidemment la pertinence de son message qui frappe. Qu’il dénonce la manipulation des médias, le capitalisme omniscient, le racisme, la religion ou encore la destruction de la planète, il ne retient pas son trait. Certaines toiles hanteront longtemps la psyché des visiteurs.

Malgré ses thématiques sombres, on perçoit dans ce fourmillement créatif une sensibilité hors du commun, qui le poussait à vouloir changer le monde. Malheureusement, le SIDA l’aura empêché de continuer ce cheminement artistique et politique dès 1990. Une vraie perte pour le monde de l’art contemporain.

En plus du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, le  Centquatre expose les toiles les plus grandes de l’artiste. Une belle manière de prolonger l’immersion dans le monde si particulier de Keith Haring.

Marianne

Bande annonce : Leonardo DiCaprio affole le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

Après le monde de l’enfance et un hommage au cinéma dans Hugo Cabret, Martin Scorsese change radicalement de registre avec Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street). Comme son titre le laisse deviner, ce nouveau film nous plongera dans la vie trépidante d’un trader de la Bourse new-yorkaise.

Ce film racontera l’incroyable (et pourtant vrai) destin de Jordan Belfort, courtier en Bourse qui préféra faire de la prison plutôt que de participer à une gigantesque arnaque boursière. Au passage, sa décision permit de faire éclater au grand jour la corruption et les connections avec la pègre qui sévissent à Wall Street.

Une première bande-annonce vient d’être dévoilée sur le Web. Le film, adapté du roman de Belfort, semble baigner dans une sorte de folie douce. Excès en tous genres, dialogues surréalistes et armada en costumes sont au programme. Après Gasby le Magnifique, Leonardo DiCaprio aura donc à nouveau l’occasion d’interpréter un personnage hors normes.

Leo sera particulièrement bien entouré puisqu’il côtoiera la star du moment Matthew McConaughey (Mud, Killer Joe), Jonah Hill qui confirme depuis Le Stratège son ambition de trouver des rôles sérieux, Kyle Chandler (Zero Dark Thirty) et Jon « Walking Dead » Berthal. Jean Dujardin, annoncé dans le rôle secondaire d’un mystérieux homme d’affaires, n’apparaît pas dans la bande-annonce.

Le Loup de Wall Street  est attendu sur les écrans à partir du 25 décembre 2013.

Marianne