Monthly Archives: septembre 2013

Critique : Blue Jasmine, de Woody Allen

Un film de Woody Allen est toujours un petit événement du monde du cinéma, même si ces dernières années aucun de ses opus n’avait été très marquant. On pouvait légitimement espérer qu’avec Blue Jasmine, on tiendrait THE Great Movie et donc le grand retour du maître. Ce n’est que partiellement le cas car cette livraison 2013 est tissée de grosses ficelles. D’épatantes ficelles « woodyallennesques », certes, mais de grosses ficelles tout de même.

Critique : Jimmy P., d’Arnaud Desplechin

Ceux qui saisissent la vraie nature de la psychanalyse sont peu nombreux, et les cinéastes qui sont parvenus à mettre en images la particularité de son objet peuvent se compter sur les doigts de la main. Arnaud Desplechin y est toujours brillamment parvenu, comme sans efforts, en particulier dans le Conte de noël.  Avec Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des plaines), le réalisateur français vient ajouter un nouveau volet à sa saga psychanalytique.

Critique : Le Majordorme, de Lee Daniels

Tous ceux qui ont vu Precious et Paperboy le savent. Un film de Lee Daniels, c’est une expérience. Emotionnelle, intense, par moments dérangeante voire agaçante mais dans tous les cas, elle ne laisse personne indifférent. Avec le Majordome, le cinéaste signe pourtant son premier film mainstream. L’histoire de ce domestique afro-américain, qui a servi pas moins de huit présidents à la Maison blanche, n’est qu’un prétexte. Le film retrace avant tout la lutte acharnée qui a permis aux Noirs d’obtenir petit à petit le droit de devenir des citoyens à part entière.

Critique : Riddik, de David Twohy

L’intérêt de Riddik (Dead Man Stalking)? L’univers de planète brûlée sur laquelle le héros éponyme échoue. Paysages somptueux, créatures aussi infernales que réalistes, costumes aux lignes très recherchées, cavernes aux pétroglyphes mystérieux, phénomènes météorologiques aux effets surprenants… Et pour celles et ceux qui y sont sensibles le charme particulier de Vin Diesel que Lost in Universes apprécie depuis le trop sous-estimé Babylon A. D. de Mathieu Kassovitz.

Clip : Lily Collins incarne la Claudia Lewis de M83

Vous avez aimé Lily Collins en Blanche-Neige ? Vous l’adorerez en extraterrestre aux cheveux bleus. Vous avez été épaté par Israël Broussard dans The Bling Ring ? Il vous séduira en amoureux déconcerté de Claudia Lewis, un clip teen-movie SF.

Teaser séries : True Detective et Mob City en images

La rentrée des grands networks américains bat son plein. C’est la Fox qui a ouvert le bal le 16 septembre avec Sleepy Hollow. Sur le Câble, les nouveautés ne monteront pas le bout de leur nez avant la fin de l’année, voire en 2014. Mais pas question de se faire oublier. HBO et TNT ont donc commencé la campagne de teasing de leurs dernières créations. Réputées plus audacieuses et exigeantes que celles de leurs concurrents, ces séries ont retenu notre attention.

Critique : You’re next, d’Adam Wingard

A Lost in Universes, nous ne sommes pas fans des slashers et autres films d’horreur pour l’horreur. En revanche si les haches, machettes et autres battes de base-ball sont mises au service d’un scénario futé, c’est une tout autre histoire. Et You’re Next, non content d’être drôle, peut de se vanter d’être malin. Vraiment.

Critique : Les Amants du Texas, de David Lowery

Avec sa photographie somptueuse, sa dominante chromatique automnale et son histoire d’amour criminelle contrariée, Les Amants du Texas (Ain’t Them Bodies Saints) emprunte clairement une grande partie de sa symbolique au cinéma de Terrence Malick. Il y a pire comme référence. Mais David Lowery ne se contente pas de copier, il crée son propre sillon. Un sillon tout aussi élégiaque que celui de l’auteur de Tree of Life et A la merveille, mais aussi plus terre-à-terre.

Critique : Alabama Monroe, de Felix Van Groeningen

Alabama Monroe (The Broken Circle Breakdown), c’est avant tout l’histoire d’une passion. Celle de Didier et Elise. Entre le chanteur de bluegrass country et la tatoueuse, l’alchimie est palpable instantanément. De cette union rock’n’roll naîtra une petite Maybelle. Un peu trop tôt. Mais ce n’est pas grave. Ce qui est grave, c’est le cancer dont souffre la petite fille.

Critique : Elysium, de Neil Blomkamp

Ah Neil Blomkamp ! Le réalisateur sud-africain à qui l’on doit District 9, un long métrage de science-fiction oscillant entre le pamphlet politique anti-apartheid et le divertissement bien ficelé. Sur le papier son nouveau long métrage Elysium affiche la même ambition. Réfléchir sur la société actuelle tout en proposant une histoire apocalyptique et des effets spéciaux efficaces.