Monthly Archives: octobre 2013

Une chronique ciné pour Lost in Universes

Lost in Universes s’associe à partir de cette semaine avec l’excellent site d’actualité 100 % original Weekly.fr. Tous les vendredis, vous pourrez retrouver nos conseils cinéma pour le week-end.

Séries : Gros plan sur Hannibal

Les serial killers font fureur cette année dans les séries. Mais c’est le Hannibal créé par Bryan Fuller (Heroes, Pushing Daisiesque l’on attendait le plus impatiemment. Plus brillant que Joe Carroll, le prof de The Following (qui déçoit après un excellent pilote), plus pervers que le prédateur brutal de The Fall, plus mature que le jeune Norman de Bates Motel, plus classe que le déjà regretté Dexter… il fascine avant même son apparition sur le petit écran.

Critique : La vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2, d’Abdellatif Kechiche

Ouf ! Voilà le premier mot qui nous vient à l’esprit après trois heures passées dans la vie d’Adèle. C’est une telle explosion d’émotions, un tel camaïeu de sentiments qu’on en a presque la tête qui tourne. Abdellatif Kechiche envisage la mise en scène plus comme un combat que comme une chorégraphie. Il fait peu de cas du décor, de l’actualité ou des références. Ce qui l’intéresse, ce sont ses personnages. Adèle en particulier. Il use et abuse du gros plan comme s’il tentait de capter l’essence même de son être. Peu importe si la caméra n’est pas stable par moments et si certaines images sont floues. Le cinéaste se transforme presque en reporter d’images, caméra à l’épaule à la recherche d’une vérité.

Critique : 2 Guns, de Baltasar Kormákur

L’indéniable avantage des films dont on n’attend rien et que l’on va voir par désoeuvrement en attendant un « bon » film, c’est que par définition, ils ne peuvent décevoir. Dans le meilleur des cas, ils sauront même agréablement surprendre le spectateur égaré. C’est le cas avec 2 Guns.

Critique : Rush, de Ron Howard

L’année 1976 a vu s’affronter deux géants de la Formule 1 : le champion du monde en titre, l’Autrichien Niki Lauda pour McLaren, et son brillantissime concurrent, l’Anglais James Hunt pour Ferrari. Même ceux qui ne s’intéressaient aucunement à ce duel ont entendu parlé de courses automobiles cette année-là. Le spectaculaire accident du grand prix de Nürburgring dont Lauda est sorti vivant par miracle et son incroyable come-back ont fait la Une des médias. Ron Howard s’est attaqué avec brio à ce duel de Titans. Et c’est un sacré Rush qui attend le spectateur.

Critique : Machete Kills, de Robert Rodriguez

Amateurs de second degré sanguinolent, vous allez être servis.Vous adorerez ou vous détesterez : car Machete Kills ne fait pas dans la demi-mesure. Soyez prévenu : faire dans la dentelle, ce n’est aucunement l’intention de Robert Rodriguez. Alors soit vous rentrerez de plain-pied dans cette jouissive parodie de série B sublimée jusqu’au délire, soit vous fuirez la salle de cinéma en prenant vos jambes à votre cou, horrifié par tant de vulgarité et de bêtise.

Critique : Players, de Brad Furman

Après avoir avoir abordé le genre polar dans la Défense Lincoln avec l’excellent Matthew McConaughey, Brad Furman s’est attaqué avec talent au genre « malin, malin à demi » avec le film d’arnaque Players. Il y fait s’affronter un génial élève de Princeton, Richie Furst (Justin Timberlake, Time Out) et Ivan Block (Ben Affleck, A la Merveille) autour du thème des (très) gros sous générés par un site en ligne de poker basé au Costa Rica. Ajoutez à cela la toujours magique Gemma Arterton (Hansel et Gretel : Witches Hunters,bientôt dans Byzantium), les casinos, l’atmosphère poisseuse de la corruption, un agent du FBI (Anthony Mackie, Gangster Squad) exaspéré par son impuissance… vous obtenez un film d’arnaque qui, sans être génial, respecte les codes du genre, et réussit là où le décevant Insaisissable a échoué cet été.

Critique : Parkland, de Peter Landesman

En novembre prochain, l’Amérique commémorera les cinquante ans d’un triste anniversaire : celui de l’assassinat du président Kennedy. Un moment charnière de son histoire. Puisqu’il a sans doute scellé le destin guerrier du pays (certains pensent que Kennedy n’aurait pas déclenché la guerre du Vietnam). Mais sa mort et tout le mystère qui l’entoure ont également hanté toute une génération, développant les germes de la fameuse théorie du complot.

Critique : Ma vie avec Liberace, de Steven Soderbergh

Quasi inconnu en France, le pianiste de music-hall Liberace a eu une vie comme les Américains les aiment : pleine de rebondissements. Ce virtuose à la personnalité hors normes a logiquement droit à son biopic. Toutefois, Steven Soderbergh (Effets secondaires) ne s’intéresse qu’à une petite partie de la vie de l’artiste, celle qu’il a passée avec le jeune Scott Thorson.

Critique : White House Down, de Roland Emmerich

Roland Emmerich n’a peur de rien. Depuis vingt ans, son nom est inscrit en lettres d’or dans la catégorie « films de destruction massive ». Godzilla, Independance Day, Le Jour d’après… rien ne semble lui résister. La subtilité n’est pas son fort, mais question divertissement il en connaît un rayon. Après une récente incursion dans le drame historique avec Anonymous (vrai-faux biopic sur Shakespeare), le roi du Kaboom fait son grand retour avec White House Down.