Monthly Archives: février 2014

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Critique : The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Dans le monde merveilleux de Wes Anderson, les rêveurs ont tous les droits. Enfant solitaire, renard rusé, amoureux de la mer… ils entendent mener leur quête jusqu’au bout, peu importe les difficultés qu’ils rencontrent. Ce monde n’existe pas vraiment bien sûr, mais il est tellement exotique que tout le monde veut y habiter. Avec The Grand Budapest Hotel, le cinéaste franchit une étape supplémentaire dans l’imaginaire en situant son action dans un pays fictif. Un choix créatif et politique à la fois, puisque ce subterfuge lui permet de critiquer la montée des mouvements nationalistes dans les années 30.

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Critique : La Belle et la Bête, de Christophe Gans

Les réalisateurs de films fantastiques français se comptent sur les doigts de la main. Christophe Gans en fait partie. Mais ses réalisations se font rares. Silent Hill, son dernier long métrage (américain), remonte déjà à 2006. Entretemps, il a tenté de monter de nombreux projets ambitieux qui n’ont pas abouti comme le Cavalier suédois, Bob Morane ou encore Fantômas. C’est finalement avec une relecture de la Belle et la Bête que le cinéaste fait son grand retour.

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Critique : I, Frankenstein, de Stuart Beattie

Tous les héros de conte, super-héros et autres personnages bibliques étant réinventés, il n’y avait pas de raison que le docteur expérimenteur et sa créature échappent à la machine à moderniser hollywoodienne. Et, non, qu’on se le dise, les Américains ne sont pas tous des incultes abêtis par trop de hamburgers : ils ont lu le roman de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne. Il y a bel et bien une raison pour laquelle le monstre finit par prendre le nom de son bourreau et s’appeler Frankenstein.

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Critique : American Bluff, de David O. Russel

Au pays des apparences, les bouffons sont des rois. Tel pourrait être le credo d’American Bluff. Dès les premières images, David O. Russel abat toutes ses cartes. Méfiez-vous des faux-semblants. Dans cette introduction génialissime, le spectateur découvre ébahi un Christina Bale méconnaissable (à des années-lumière du récent les Brasiers de la colèreen train de remettre méthodiquement son postiche. Une fois cet artifice bien accroché, la partie de poker menteur peut commencer.

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Critique : Nymphomaniac, Volume 2, de Lars Von Trier

Le premier volet de Nymphomaniac était un peu vain mais il avait le mérite d’être assez graphique, créatif et même malin. Soyons clair, ce deuxième volet est tout aussi vain et il a en plus perdu son élégance. Maintenant, Joe (Charlotte Gainsbourg, convaincante) est une adulte. Sa nymphomanie la pousse à transgresser toutes les règles de la société. Elle détruit donc sa famille pour assouvir ses penchants pervers. Cette deuxième partie plus sombre était l’occasion d’explorer le subconscient de l’être humain. Il n’en sera rien. Lars Von Trier préfère emballer son histoire d’un propos abscons et provocateur.

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Critique : Beaucoup de bruit pour rien, de Joss Whedon

Après Avengers, Joss Whedon a eu envie de s’éloigner des studios. Sans doute pour se prouver qu’il n’était pas qu’un faiseur d’effets spéciaux. Quoi de mieux pour cela qu’une adaptation de William Shakespeare tournée en noir et blanc ? Attention, avec Beaucoup de bruit pour rien, Whedon ne tente pas de nier qui il est. Au contraire.

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Critique : The Ryan Initiative, de Kenneth Branagh

Jack Ryan est de retour. Soit le héros de Tom Clancy, popularisé au cinéma par Alec Baldwin (A la poursuite d’Octobre rouge), Harrison Ford (Jeux de Guerre et Danger Immédiat) et Ben Affleck (la Somme de toutes les peurs). Ouf ! Cette fois ci, c’est Chris Pine (Star Trek into Darkness) qui s’y colle.

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Critique : Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée

1985 aux Etats-Unis. Le sida fait chaque année de plus en plus de victimes. Les hôpitaux sont à la recherche du traitement miracle. Au Texas, le cow-boy Ron Woodroof est diagnostiqué séropositif. Il ne lui reste plus que trente jours à vivre. A moins que…

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Critique : Le Vent se lève, de Hayao Miyazaki

Hayao Miyazaki est un virtuose de l’animation. Depuis plus de 45 ans, il règne en maître sur la discipline. Chacun de ses films est un voyage poétique vers un ailleurs. Un autre monde souvent peuplé de créatures, merveilleuses et/ou terrifiantes. Alors, quand ce gourou a annoncé que le Vent se lève serait son dernier film, il était  difficile de ne pas se laisser envahir par la mélancolie.

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Critique : Match retour, de Peter Segal

La boxe possède une cinégénie incontestable. Dans la vraie vie, voir deux hommes se taper dessus pendant deux heures, ça m’intéresse autant que ma première layette. Pourtant une fois sur grand écran, tout change. Les boxeurs s’émancipent de leur statut de simples combattants pour devenir des guerriers usés par l’existence. L’affrontement devient le combat d’une vie. La rage devient de la force intérieure.