Monthly Archives: mars 2014

Séries : The Fall, créée par Alan Cubitt

Dans la série des shows consacrés aux serial killers, l’Anglaise The Fall assume son côté classique. Et c’est tant mieux. Cela change un peu des Dexter, Hannibal, Bates Motel et autres The Following qui développent certes des concepts originaux mais ont aussi tendance à sombrer dans le glauque.

Univers : un cinéma déserté

C’est dans le désert du Sinaï que le photographe estonien Kaupo Kikkas a découvert ce cinéma. Totalement à l’abandon. Cette salle, qui semble tout droit sorti d’un univers post-apocalyptique et être destinée à accueillir des survivants décharnés, a vraisemblablement toute une histoire à relater.

Critique : Patéma et le Monde inversé, de Yasuhiro Yoshiura

Dans la grande famille de l’animation japonaise, je demande le petit dernier Yasuhiro Yoshiura. Après Time of Eve en 2010, le cinéaste japonnais adapte encore une fois une série animée en long métrage. Dans les deux cas, c’est la science-fiction qui l’intéresse. Une science-fiction moins nostalgique que celle développée par les Studio Gibli mais plus accessible que celle de Ghost in The ShellPatéma et le Monde inversé se situe dans le futur dystopique. Suite à une catastrophe écologique, la terre a été divisée en deux mondes distincts, chacun ayant un centre de gravité opposé à l’autre.

Critique : 300, la naissance d’un empire, de Noam Murro

Avec les films tels que 300, la naissance d’un empire il n’y a pas de demi-mesure : on adore ou on déteste. Rien ne convaincra les détracteurs du ralenti sanglant, du détournement historique, du beau mâle en slip de cuir brut. C’est regrettable car le nouvel opus des guerres médiques présente de notables qualités qui ne seront pas forcément non plus du goût des amateurs de la force brutale et du carnage tous azimuts.

Critique : la Légende d’Hercule, de Renny Harlin

Troisième péplum du moment après Pompéi et 300, la naissance d’un empire, la Légende d’Hercule est certainement le moins ambitieux. Le long métrage de Renny Harlin se borne en effet à raconter les premiers temps de la vie du demi-dieu grec. Si vous espériez assister à la mise en scène des fameux douze travaux, vous serez déçu. Il faudra vous contenter d’une histoire si classique qu’elle en est plate. Celle d’un fils bâtard qui prendra le pouvoir à la place de son affreux demi-frère.

Critique : Her, de Spike Jonze

Ce qu’il y a de bien avec le cinéma de Spike Jonze, c’est qu’il vous amène toujours explorer de nouveaux horizons. Après les tréfonds du cerveau d’un acteur américain (Dans la peau de John Malkovich) et les songes à moitié cauchemardesques d’un enfant (Max et les Maximonstres), le cinéaste navigue cette fois-ci dans la complexité de l’intelligence artificielle.

Critique : How I live Now, de Kevin Macdonald

Kevin Macdonald n’est jamais là où on l’attend. Documentariste émérite, il avait fait sensation en 2006 avec son deuxième film de fiction, le Dernier Roi d’Ecosse, qui transformait Forest Whitaker (Le Majordome) en Amin Dada. Son Jeux de pouvoir, thriller politique malin, confirmait son sens du rythme et son goût pour les sujets liés aux arcanes du pouvoir.

Critique : l’Etrange Couleur des larmes de ton corps, d’Hélène Cattet et Bruno Forzani

Vous aimez les polars bien intrigants ? Vous n’êtes pas contre un bon petit slasher de temps en temps ? Vous avez un vrai faible pour l’Art nouveau ? Cela ne suffira pas pour que vous appréciiez l’Etrange Couleur des larmes de ton corps. Il faudra également que vous soyez un grand amateur de films expérimentaux.

Critique : Monuments Men, de George Clooney

Pendant la guerre, l’art n’est pas une priorité. L’information n’est pas nouvelle ni surprenante. Difficile, du moins en apparence, de se soucier du destin d’un petit clocher du XVIIIe siècle quand tant d’hommes et de femmes ont perdu la vie. Pourtant à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un petit bataillon de soldats fut constitué afin de sauver ce qui pouvait l’être.

Critique : Un amour d’hiver, d’Akiva Goldsman

Délicates amours tragiques et intrigue fantastique émouvante : Un amour d’hiver réunit ces deux éléments en un ballet ponctué de cruauté. Les esprits chagrins trouveront sans aucun doute que le film manque de puissance et le jugeront probablement simpliste. Mais c’est justement la limpidité naïve du long métrage qui en fait un conte aussi touchant que délicieux. Cyniques s’abstenir !