Monthly Archives: juin 2014

Critique : Under the Skin, de Jonathan Glazer

Jonathan Glazer aime l’étrangeté. Entre ses doigts, le fantastique n’est qu’un prétexte à l’exploration des tréfonds de l’âme humaine. Ici une extraterrestre est chargée d’attirer dans sa toile mortelle de pauvres bougres. Ils finiront mal. Très mal. Leur crime ? La concupiscence.

Les infos de la semaine : Pacific Rim 2, le fils de Mick Jagger dans la série de Martin Scorsese et le casting du dernier film des frères Coen

Vous avez eu une semaine chargée ? Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du cinéma et des séries ? Pas de problème, Lost in Universes vous fait un petit résumé des informations essentielles de la semaine.

The Knick : la série saignante de Steven Soderbergh

Vous pensiez que Steven Soderbergh était définitivement à la retraite ? Vous aviez tort. Certes l’an dernier, le cinéaste avait crié haut et fort que Ma vie avec Liberace était son dernier film. Mais ce qu’il n’avait pas dit c’est qu’il se tournerait vers la télévision pour occuper son temps libre. Le cinéaste vient de produire une série d’envergure pour Cinemax, qui diffuse déjà l’excellente BansheeThe Knick nous plonge dans les coulisses de l’hôpital Knickerbocker de New-York au début du XXe siècle. L’équipe médicale, des chirurgiens aux infirmières, tente de repousser chaque jour les limites de leur métier afin de sauver toujours plus de vie.

Critique : The Two Faces of January, de Hossein Animi

Il suffit de quelques secondes au spectateur de The Two Faces of January pour se rendre à l’évidence : l’ombre d’Alfred Hitchcock se cache dans chaque recoin de ce long métrage. D’abord la blonde, faussement innocente, incarnée par Kirsten Dunst (Upside Down). Ensuite la musique lancinante qui rappelle les meilleures compositions de Bernard Herrman. Enfin l’image délicieusement surannée et les décors exotiques qui font songer à l’Homme qui en savait trop ou la Mort aux trousses.

Les infos de la semaine : Jared Leto revient, une mini-série sur les Beatles et des nouvelles des Heroes

Vous avez eu une semaine chargée ? Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du cinéma et des séries ? Pas de problème, Lost in Universes vous fait un petit résumé des informations essentielles de la semaine.

Critique : Maléfique, de Robert Stromberg

A Lost in Universes, nous attendons toujours les productions du studio aux grandes oreilles avec une certaine impatience. Et avec Maléfique (Maleficent dans la langue de Shakespeare), vendu comme présentant pour une fois le point de vu de la méchante, nous trépignions d’autant plus.

Critique : Bird People, de Pascale Ferran

Soyez prévenu. Bird People est un film étrange. Mais c’est surtout un film qui fait du bien à l’âme. En inventant le destin croisé de deux personnages aux antipodes, qui chacun à sa façon rêve d’évasion, Pascale Ferran fait battre le cœur des spectateurs un peu plus fort.

Expo : l’Etrange Cité sous la nef du Grand Palais

Vous ne connaissez pas l’œuvre d’Ilya et Emilia Kabakov ? Normal, ces deux artistes russes sont surtout connus en France par les amateurs d’art contemporain. Mais rien ne vous empêche de vous précipiter (littéralement car l’exposition se termine le 22 juin) au Grand Palais pour découvrir l’Etrange Cité, un numéro de l’événement parisien Monumenta. Ce sera une excellente introduction à leur étonnant univers qui nous a bluffées.

Critique : Jimmy’s Hall, de Ken Loach

Se pourrait-il que Jimmy’s Hall soit le dernier film du britannique Ken Loach ? On ne veut le croire, tant le cinéaste s’est imposé depuis 50 ans comme l’un des pionniers du naturalisme social à l’anglaise. Surtout que ce biopic sur la vie du syndicaliste Jimmy Gralton possède bien le charme unique de son cinéma mais manque curieusement d’âme et même de fureur.

Critique : Les Poings contre les murs, de David Mackenzie

Midnight Express, l’Evadé d’Alcatraz, Un Prophète… le film de prison est un genre en soi. Un des meilleurs. Parce que filmer dans un univers fait de cellules étroites, de longs couloirs et de fenêtres recouvertes de barreaux a déjà tout d’un défi. Les Poings contre les murs (Starred Up) de David Mackenzie s’inscrit dans cette grande tradition. Sauf qu’ici l’appel de la liberté n’est pas le moteur principal.