Monthly Archives: novembre 2014

© Bona Fide Productions/ Charlie Countryman

Sortie DVD : Charlie Countryman, de Fredrik Bond

Charlie Countryman est un film comme on n’en fait plus. Ou plutôt comme on en faisait dans les années 90. Soit un polar ambitieux, dans sa forme, et nerveux dans son rythme. Fredrik Bond a visiblement grandi devant MTV, puisqu’il filme cette histoire d’amour électrique comme dans un clip. D’ailleurs, par moment, l’univers de Charlie Countryman n’est pas sans rappeler True Romance de Tony Scott. Y a pire comme référence.

© Lionsgate / Hunger Games - la révolte : Partie 1

Critique : Hunger Games – La Révolte : partie 1

Après un deuxième épisode spectaculaire et épique, ce Hunger Games troisième du nom change de registre. Les jeux du cirque sont terminés. Les décors et les costumes flamboyants ont fait place à des murs gris bunker et des combinaisons paramilitaires. Bref ce troisième volet, coupé en deux pour répondre aux exigences du marketing, impose une ambiance de fin du monde quasi intimiste. Plutôt surprenant pour une saga qui avait beaucoup basé sa structure narrative sur l’art du rebondissement.

© Mika Cotellon

Critique : Paradise Lost, de Andrea Di Stefano

Le biopic est un art difficile. Surtout quand comme Andrea Di Stefano, on s’attaque à une figure aussi emblématique et contestée que Pablo Escobar. L’acteur cinéaste n’a pas opté pour la formule, Pablo, sa vie, son œuvre. Non, il s’est concentré sur la fin de la « carrière » du narcotrafiquant. Juste avant que sa couverture ne s’effondre et qu’il se rende à la police, non s’en avoir mis son trésor à l’abri.

© Twentieth Century Fox France/ Quand vient la nuit

Critique : Quand vient la nuit, de Michaël R. Roskam

Qu’est-ce qui fait un bon polar ? Dennis Lehane connaît parfaitement la réponse à cette question. L’auteur, dont de nombreuses œuvres ont déjà été transposées sur grand écran (Mystic River, Shutter Island…) a décidé d’écrire lui-même le scénario de Quand vient la nuit (plus mauvais titre, tu meurs…). Et il s’est assuré d’avoir une mise en scène adéquate, puisque c’est Michaël R. Roskam (Bullhead) qui tient les manettes de ce long métrage.

© Ad Vitam/71

Critique : 71, de Yann Demange

Retenez bien ce nom : Yann Demange. Avec un seul film, ce cinéaste, qui a surtout œuvré à la télévision anglaise (Criminal Justice, Dead Set), s’impose comme un jeune homme à suivre. 71 est une petite révolution dans son genre, puisqu’il mixe deux styles de cinéma bien différent. Tout commence comme dans un film de « guerre » avec en toile de fond l’ambiance survoltée qui régnait dans le Belfast des années 70. Puis, quand le personnage principal se retrouve livré à lui-même dans une ville où tout le monde veut le descendre, on glisse progressivement vers le film de genre. Un cocktail explosif que Demange gère sans problème.

© StudioCanal / Serena

Critique : Serena, de Susanne Bier

Mystère de la programmation. Serena a failli ne jamais sortir en salle. Un film pourtant signé par la réalisatrice danoise Susanne Bier (Brothers, After the Wedding…) et qui a pour têtes d’affiche deux stars en pleine hype : Jennifer Lawrence (Hunger Games, X-Men : Days of the Future Past) et Bradley Cooper (The Place Beyond the Pines). Ce drame se déroulant dans une Amérique en pleine récession des années 30 serait-il si mauvais ?

© Warner Bros Entertainment/ INTERSTELLAR

Critique : Interstellar, de Christopher Nolan

Interstellar est un dilemme pour les critiques. Comment retranscrire en quelques centaines de mots l’expérience unique que constitue ce long métrage ? Et le tout sans trop en dire ? Sans en dévoiler la quintessence… Christopher Nolan ne nous facilite pas la tâche. Mais c’est aussi pour ça que l’on aime ses films !

© Disney Enterprises, Inc. - All Rights Reserved

L’essentiel de l’actualité ciné et série du 3 au 9 novembre

La bande-annonce d’Into the Wood avec Johnny Depp, les retrouvailles de Brian De Palma et d’Al Pacino , la suite de 2001, l’Odyssée de l’espace en série et la première série signée Jean-Pierre Jeunet sont au programme d’une semaine cinéma et séries bien remplie. 

© Sony Pictures Releasing GmbH

Critique : Fury, de David Ayer

Cinq hommes dans un tank… Et pas n’importe lesquels. David Ayer s’est payé un casting quatre étoiles (Brad Pitt, Shia Labeouf, Michael Pena, Jon Bernthal…) qui fait des étincelles. Pourtant avec Fury, le cinéaste livre un film assez frontal dans sa représentation de la guerre. Le spectateur est plongé dans la brutalité du conflit au bout de quelques secondes. Pas de lyrisme, pas de romantisme. C’est de la boue, de la pisse et du sang.

© StudioCanal Deutschland/ The Giver

Critique : The Giver de Phillip Noyce

Y en marre. Marre qu’ Hollywood ne fasse qu’enchaîner les franchises sans âme pour ramasser des billets verts. N’allez pas croire qu’à Lost in Universes on n’aime pas les adaptations de bouquins pour jeunes adultes. Récemment la saga Hunger Games  nous a même éblouis, mais il ne suffit pas de posséder les droits d’un livre à succès pour faire un bon film. Nous en avons une nouvelle preuve cette semaine avec The Giver.