Monthly Archives: janvier 2015

© Nicolas Dove/ The Riot Club

Critique : The Riot Club, de Lone Scherfig

Les sociétés secrètes. Tout le monde en parle mais peu peuvent se vanter d’en faire partie. A l’Université de Cambridge, The Riot Club est réservé à l’élite. A savoir des garçons de bonne famille. Mais ayant, en plus, une accointance particulière pour l’irrévérence et la jouissance sous toutes ses formes… Avec un tel pitch, Lone Scherfig sait qu’elle tient un sujet en or : une dizaine de beaux garçons, des traditions ancestrales, le décor mythique de Cambridge et l’odeur du souffre.

© Universal/ Une merveilleuse histoire du temps

Critique : Une Merveilleuse Histoire du temps, de James Marsh

Une Merveilleuse Histoire du temps est un film comme l’Académie des Oscars les aime. Une histoire vraie héroïque, une performance d’acteur et une mise en scène classique et élégante. Et c’est vrai que la vie de Stephen Hawking, physicien et cosmologue de génie, atteint d’une grave maladie dégénérative, a tout de la destinée hors du commun. Hawking a défié toute les lois de la nature et de la science, d’abord en déjouant les pronostics des médecins et ensuite en rédigeant des théories essentielles sur la nature de notre univers.
© SquareOne Entertainment/ The Imitation Game

Critique : Imitation Game, de Morten Tyldum

Connaissez-vous Alan Turing ? Si ce nom vous est inconnu sachez qu’il est pourtant en quelque sorte l’inventeur de l’ordinateur. Ce mathématicien et cryptologue britannique est notamment célèbre pour avoir réussi, durant la Seconde Guerre mondiale, à décoder la machine Enigma qu’utilisait les Allemands pour communiquer entre eux. Imitation Game revient sur ce moment clé de notre histoire puisque de nombreux spécialistes estiment que le décryptage de ce code a permis d’écourter la guerre d’au moins deux ans.

bilan2014

Les meilleurs films de 2014

2015 est là. L’heure des vrais bilans a enfin sonné. Et cette année, Lost in Universes a bien fait d’être patient car deux des meilleurs films de l’année sont sortis fin décembre. 2014 a été une année plus ébouriffante que 2013. Un peu moins d’attente et un peu moins de déception aussi. C’est souvent de la simplicité qu’est née l’émotion. De grands auteurs ont confirmé et de nouveaux talents se sont aussi imposés. Lost in Universes fait le point sur ce que 2014 a fait de meilleur. A vos DVD.

© 2014 Sony Pictures Releasing GmbH/Whiplash

Critique : Whiplash, de Damien Chazelle

Sans le travail, le talent est une sale manie. Cette citation, le professeur de Whiplash l’a totalement intégrée. Mais au travail, il ajoute : l’humiliation. Ses élèves ont l’habitude d’en faire les frais mais il va particulièrement s’acharner sur le jeune Andrew Neyman, batteur besogneux et inspiré qui a fait du jazz toute sa vie. Entre les deux va se tisser une relation éprouvante faite de larmes, de sueur et même de sang. Un vrai programme de cinéma.

© StudioCanal/ A Most Violent Year

Critique : A Most Violent Year, de J.C. Chandor

Les titres des films résonnent parfois comme une promesse. On pense savoir déjà ce qu’il y a dedans juste en voyant l’emballage. A Most Violent Year est pourtant beaucoup plus imprévisible que son titre ne le laisse penser. En situant son action à New York en 1981, soit l’année la plus violente que la ville ait connu, J.C. Chandor (Margin Call, All is Lost) sait ce qu’il fait. Les docks new-yorkais, les barbiers affables, l’épouse exigeante… le décor du film de gangsters par excellence se déploie devant l’œil avisé du spectateur. Pourtant son héros, Abel, un immigré qui tente de s’imposer dans l’univers du pétrole, n’a rien d’un Tony Montana.

© Universal Pictures

Critique : Le Septième Fils, de Sergueï Bodrov

Bon. Pas de miracle. Le Septième Fils est une énième adaptation d’une saga littéraire fantastique. Et non, il ne sera pas le nouvel Harry Potter. Certes, une fois de plus on peut souligner la beauté des effets spéciaux ou encore la féerie de l’univers. Mais ça ne suffit plus. Depuis longtemps.

© 2014 Twentieth Century Fox/ Exodus

Critique : Exodus, Gods and Kings de Ridley Scott

La Bible fait son grand retour à Hollywood. Après la version Shining de Noé, voici une nouvelle mouture rutilante des 10 commandements. Je sais.  Mais après tout, les grandes histoires sont faites pour être racontées éternellement. En plus, c’est un certain Ridley Scott qui est derrière les manettes. Le spectacle de ce Noël 2014 promet donc d’être étincelant.