Monthly Archives: mars 2015

Critique : Diversion, de Glenn Ficarra et John Requa

Qui sont Glenn Ficarra et John Requa ? Des maîtres de l’illusion. Leurs derniers films I love You Philipp Morris et Crazy Stupid Love avaient justement en commun l’art de la diversion. Détourner l’attention du spectateur pour lui cacher un élément fondamental de l’ histoire… Alors que ces deux-là se lancent dans le film d’arnaque apparaissait comme logique. Hélas, comme le dit si bien l’adage, parfois, les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Critique : Un homme idéal, de Yann Gozlan

Yann Gozlan doit être un admirateur de Patricia Highsmith. Car son Homme idéal semble tout droit sorti des pages d’un roman de la célèbre auteure britannique. Impossible notamment de ne pas penser à Plein Soleil de René Clément. Le rapport de classe, la blonde hitchcockienne, le mensonge aliénant et cette ambiance ouatée et poisseuse à la fois, rien ne manque.

Critique : The Voices, de Marjane Satrapi

Mais qu’est-il arrivé à Marjane Satrapi ? C’est la question que l’on peut se poser devant l’univers rose bonbon sanglant de son nouveau long métrage. Une envie d’ailleurs certainement.  On la comprend.  Après tout il n’y a rien de pire pour un cinéaste que de se répéter et donc de n’avoir plus rien à dire. Alors disons qu’avec The Voices elle a pris un virage à 90°. Un peu radical  peut-être. Mais sur la route, le spectateur fera tout de même quelques charmantes découvertes. 

Critique : Chappie, de Neil Blomkamp

Avec District 9, le réalisateur sud-africain avait marqué durablement les esprits. Parce qu’il y maniait avec talent la satire sociale et politique dans un univers de science-fiction tout sauf aseptisé. Malheureusement, Elysium, son second long métrage, nous avait fait l’effet d’un pétard mouillé. Un budget conséquent et une star confirmée (Matt Damon) avaient certes permis à Blomkamp de retravailler son esthétique mais le scénario se contentait hélas d’aligner les lieux communs et les archétypes. Bilan : Lost in Universes a trouvé le temps très long… Chappie se devait de redresser la barre.

Critique : Projet Almanac, de Dean Israelite

Le voyage dans le temps est à la mode. Après Bis, qui projetait Franck Dubosc et Kad Merad dans les années 80, voici Projet Almanac de Dean Israelite. Soit une version ado et contemporaine du fameux Back in time. Mais je vous préviens, on est ici loin des atermoiements de Marty Mcfly et du Doc. Projet Almanac est produit par un certain Michael Bay, il n’a donc qu’une ambition : être un produit calibré et efficace à destination des adolescents. Le résultat est un savant mélange entre L’effet Papillon et Projet X.

Critique : Birdman, de Alejandro González Iñárritu

Avec Birdman, Iñárritu s’amuse enfin.  Pas de panique. Il explore toujours les thématiques si chères à son cinéma : tout ce qui touche à la psyché humaine, à la rédemption et à la frontière un peu floue entre la réalité et le fantastique. Mais il a compris qu’on pouvait être sérieux tout en desserrant légèrement la bride. Du coup, Birdman est un petit bijoux de cinéma. Aussi bien pour les cinéphiles que pour le grand public.

Saison des pilotes : Falling Water, une série dans la veine d’Inception ?

Ce n’est encore qu’un pilote. Alors pas d’affolement. Mais au moment où toutes les chaines américaines peaufinent les castings de leurs nouvelles potentielles séries pour la rentrée prochaine, USA Network frappe un grand coup en commandant un pilote de Falling Water, un thriller notamment produit par Gale Anne Hurd (ancienne productrice exécutive sur les Walking Dead).

Critique : Kingsman, Services Secrets, de Matthew Vaughn

Matthew Vaughn est cool. Après avoir cassé la baraque avec Kick Ass  et relancé brillamment la franchise X-Men, le cinéaste s’attaque à un autre genre mythique de la pop culture : le film d’espionnage. Et son parti pris est ultra simple : James Bond, Jason Bourne, Jack Bauer ne font plus rêver les gamins. Certes, ils sont charismatiques, invincibles, impitoyables… mais vraiment pas drôle. Kingsman, adapté du comics du même nom, entend redonner ses lettres de « fun attitude » au super espion. Vous allez adorer.

Critique : Bis, de Dominique Farrugia

La comédie française serait-elle en manque d’inspiration. Après Camille redouble (qui était déjà un copié/collé du magnifique Peggy Sue s’est mariée de Francis Ford Coppola), Dominique Farrugia nous refait le coup du voyage dans le temps. Sauf que cette fois-ci, ce sont deux copains quinquagénaires qui se retrouvent aspirés dans le tourbillon temporel. Direction : les années 80. Les revoilà ados, béats, chevelus et le taux de testostérone à son max.