Monthly Archives: octobre 2015

Critique : Avril et le monde truqué, de Franck Ekinci et Christian Desmares

Et si le vivier le plus créatif du cinéma mondial se trouvait dans l’animation ? Après le sublime Vice Versa de Pixar en juin dernier, Avril et le monde truqué (récompensé du Cristal du Festival d’Annecy) est une nouvelle preuve du potentiel poétique de cette forme de 7e art. Imaginé par Jacques Tardi (Adèle Blanc-Sec, Nestor Burma), cette aventure animée se démarque immédiatement par son originalité.

Critique : Le Labyrinthe : la Terre brûlée, de Wes Ball

Le miracle n’aura pas eu lieu. Après un premier épisode  peu inspiré, Wes Ball (qui s’est fait remarqué en réalisant un court métrage d’animation apocalyptique, Ruin) repasse derrière la caméra pour adapter le deuxième tome des aventures de Thomas et ses copains. Enfin sortis du labyrinthe, nos amis vont vite découvrir que le monde réel n’est guère plus rassurant. WICKED continue inlassablement de les traquer. Et nous ? On s’ennuie ferme.

Critique : Crimson Peak, de Guillermo del Toro

Bouh ! Guillermo del Toro nous refait le coup de la maison hantée. Si le cinéaste mexicain a déjà à son actif un bestiaire fantastique assez impressionnant (les vers de Mimics, les vampires de Blade 2, les  monstres du Labyrinthe de Pan et les créatures mécaniques de Pacific Rim), il n’avait exploré les fantômes qu’une seule fois avec le très tourmenté L’Échine du diable. Sauf que Crimson Peak n’est pas un film d’horreur au sens moderne du terme.

Livre : La Vie est facile, ne t’inquiète pas, d’Agnès Martin-Lugand

Dans La Vie est facile, ne t’inquiète pas, on retrouve Diane, que nous avions laissée à la fin Des Gens heureux lisent et boivent du café alors qu’elle était tout juste de retour à Paris après avoir passé un an en Irlande. Là voilà désormais prête à reprendre les rênes de son café littéraire aidée par son fidèle ami Félix et par Olivier, la rencontre qui va redonner un sens à sa vie. Mais c’est sans compter sur les hasards de la vie qui viennent souvent bouleverser l’ordre établi et tout remettre en question.

Critique : Maryland, de Alice Winocour

Et si le cinéma d’auteur endémique n’était pas une fatalité ? Du haut de ses 29 ans, Alice Winocour vient de prouver que sortir de la Fémis ne vous condamnait pas à réaliser des petits films obscurs. Maryland ou quand le jeune cinéma français prend de l’élan.

Critique : Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E., de Guy Ritchie

Guy Ritchie est le maître du film cool. D’Arnaques, crimes et botanique à Sherlock Holmes en passant par RockNRolla et Snatch, il a l’art et la manière de transformer un polar en divertissement bondissant (bon à part Revolver, désolé, mais même après toutes ces années je n’ai toujours rien compris à ce film !). C’est ingénieux, enlevé mais surtout hors norme, voire un peu « crade » et irrévérencieux. Avec Agents très spéciaux, Guy Ritchie semble vouloir commencer une nouvelle ère : celle du fun classe. Explications. 

Critique : Everest, de Baltasar Kormákur

Le point commun entre le cinéma et l’alpinisme ? Les deux ont pour ambition de vous transporter dans un autre monde. Sauf qu’au cinéma, vous êtes tranquillement à l’abri dans votre fauteuil… Signe des temps, Everest est à nouveau l’adaptation d’un fait divers tragique. En 1996, une expédition sur le sommet le plus haut du monde a mal tourné. Plusieurs des grimpeurs ne sont jamais revenus. Vous craignez le divertissement pathos ? Soyez rassuré, Everest, dirigé d’une main de maître par l’Islandais Baltasar Kormákur (2 Guns) évite largement cet écueil. Mais ça ne veut pas dire que vous n’allez pas pleurer…

Livre : Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs

Bienvenue dans l’univers décalé de Ransom Riggs. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, ce jeune auteur réinvente un peu le concept de littérature. Il a inventé une histoire fantastique autour d’une série de photos d’époque en noir et blanc. Cela donne un roman unique parsemé de ces étranges photos qui viennent comme confirmer les informations contenues dans le bouquin. 

Critique : Youth, de Paolo Sorrentino

Grandiloquent. Insolent. Poétique. Voilà en peu de mots ce que m’inspire le cinéma de Paolo Sorrentino. Youth, son dernier opus reparti injustement bredouille du dernier Festival de Cannes, appartient à cette tradition extravagante.