Monthly Archives: décembre 2015

Critique : Star Wars VII, Le Réveil de la force, de J.J. Abrams

L’exercice de la critique est parfois un art périlleux. Et dans le cas de ce Réveil de la force tant attendu, cela paraît même presque impossible. Pourquoi ? Parce que Star Wars n’est pas un film comme les autres. Il est devenu au fil des années un phénomène de pop culture dépassant largement le cadre strict du cinéma. Les fans se fichent d’ailleurs bien de toutes les critiques. Quant aux cinéphiles, au sens scientifique et dogmatique du mot, ils préfèreront débattre sur le dernier Nanni Moretti. Pourtant, au-delà de la frénésie planétaire, de la dimension marketing et de son statut d’objet culte, ce Réveil de la force est bien un nouveau long métrage qui s’inscrit dans un univers cinématographique parfaitement défini. Décryptage.

Critique : Strictly Criminal, de Scott Cooper

Encore un film de gangsters ? Oui, sauf que celui de Strictly Criminal (Black Mass en v.o.)  a bel et bien existé. James « Whitey » Bulger  est même une telle légende que le cinéma s’est déjà emparé de lui pour créer certains personnages (notamment dans The Town de Ben Affleck ou Les Infiltrés de Scorsese). Scott Cooper cinéaste spécialiste des traumas de la société américaine (Crazy Heart, Les Brasiers de la colère) joue donc au petit jeu du « gangsta biopic ».

Série : Flesh and Bone

Une série sur la danse classique ? Si le sujet a été exploité plusieurs fois au cinéma (Black Swan, Les Chaussons rouges…), le monde de la fiction télévisuelle s’était jusqu’à présent plutôt concentré sur l’univers de la comédie musicale (Glee, Smash) que sur celui plus impitoyable du corps de ballet. Starz (plutôt habitué aux séries à grand spectacle comme Spartacus ou Outlander) innove donc avec son Flesh and Bone. Cette mini-série, à moins que les dieux de l’audimat en décide autrement, nous plonge dans les coulisses de l’American Ballet Company à New York. On y suit Claire, une jeune danseuse fraîchement débarquée de Pittsburg, qui rêve d’intégrer la célèbre compagnie. Mais le chemin de la ballerine sera semé d’embuches. Au programme, on trouve une colocataire jalouse, une ex-star cocaïnomane et un directeur pervers et manipulateur.

Critique : Macbeth, de Justin Kurzel

Shakespeare inspire encore et toujours Hollywood. Même si Justin Kurzel n’est pas américain mais australien (on lui doit le polar noir Les Crimes de Snowtown) , il a réalisé avec Macbeth l’une de ces grandes tragédies classiques dont les studios hollywoodiens raffolent.

Critique : Le Voyage d’Arlo, de Peter Sohn

Quoi de mieux pour commencer ce mois de décembre qu’un joli film d’animation signé Pixar ? Après les petites émotions magiques de Vice & Versa, le studio nous présente son nouveau bébé Le Voyage d’Arlo (The Good Dinosaur en V.O.). Un film au destin chaotique puisqu’il a perdu en cours de route son réalisateur repoussant la sortie d’un an. Peter Sohn qui n’avait à son actif que la réalisation du court métrage Passage nuageux (diffusé avant Là-Haut lors de sa sortie en salles) a donc eu la lourde tâche de reprendre un projet en cours de route. Rassurez-vous, à l’écran rien ne transfigure ce changement de direction. La magie opère une fois de plus… même si Le Voyage d’Arlo ne joue pas dans la même cour que Vice & Versa.