Monthly Archives: janvier 2016

Critique : Carol, de Todd Haynes

Todd Haynes fait un cinéma subtil qui place les apparences et les non-dits au coeur de son imagerie. Alors forcément quand on a appris que Carol était une adaptation d’un roman de Patricia Highsmith, la reine du polar bourgeois et hitchcockien, on s’est dit que la rencontre entre les univers de ces deux-là ne pouvait être qu’évidente. Hélas ! En art comme dans la vie, les évidences sont parfois trompeuses.

Critique livre : La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

Sara Lindqvist, jeune libraire, vit en Suède. Amy Harris, vieille dame amoureuse des livres, dans l’Iowa aux Etats-Unis. Les deux femmes entretiennent une relation épistolaire depuis deux ans. Leur point commun ? Leur passion pour la littérature. Jusqu’au jour où Amy invite Sara à venir la voir. Mais lorsque cette dernière arrive à Broken Wheel, elle apprend avec stupeur qu’Amy vient de mourir. Les habitants vont alors tout faire pour que son séjour soit agréable. Leur investissement est total et les résultats dépassent leurs espérances. Sara s’intègre tellement bien au sein de leur communauté qu’elle décide d’ouvrir une librairie avec les livres laissés par Amy. Broken Wheel revit soudain… mais le visa touristique de Sara n’est que d’une durée de trois mois…

Critique : Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Un film de Quentin Tarantino c’est un peu comme une piñata mexicaine. On ne sait pas trop ce qu’il y a dedans mais on est au moins sûr que ce sera fun malgré l’explosion de violence nécessaire. Après une genèse difficile (une première version du scénario avait fuité sur le net), les Huit Salopards (que celui qui n’a pas compris la référence lève la main) arrive enfin dans les salles. Bonne nouvelle, le cinéaste revient au maximum de sa forme. Attention tout de même aux éclaboussures si vous êtes au premier rang.

Les meilleurs films de 2015

2015 s’est achevée et avec elle son lot de films disgracieux, étonnants, énervants, décevants, spectaculaires ou encore créatifs. Quels sont ceux qui marqueront l’histoire du 7e art ?  Diffcile à dire avec si peu de recul, mais comme chaque année Lost in Universes vous propose une sélection de ce qu’on a vu de mieux en 2015 dans un classement complètement subjectif… mais argumenté !

Critique : La Fille du patron, de Olivier Loustau

Il était une fois dans une usine textile. Alix, ergonome diplômée et fille du patron rencontre Vital, ouvrier quarantenaire en quête de renouveau. Entre ces deux-là, contre toute attente, l’alchimie est palpable. Vous connaissez la suite…

Critique : Joy, de David O. Russell

Jennifer Lawrence (Hunger Games, X-Men, Serena...) est une icone. Elle incarne une certaine idée moderne de la star américaine. Et de la femme. Alors qui pouvait mieux qu’elle se fondre dans le rôle de Joy Mangano, femme créative et audacieuse qui a inventé le balai magique (Miracle Mop) ? Certes, après Happiness Therapy et American Bluff, la jeune actrice est sans doute devenue une muse pour David O. Russel mais honnêtement aucune autre n’aurait pu être sa Joy.

Exposition : Andy Wharol Unlimited au Musée d’Art Moderne

2015 s’est achevée sans que vous ayez eu le temps d’aller voir l’exposition consacrée à Andy Warhol ? N’attendez plus pour vous plonger l’espace d’une visite au sein de l’univers du roi du Pop Art. C’est coloré. C’est glamour. Mais c’est également sombre. Parfois étouffant (on sait combien Warhol aimait saturer l’espace).

Critique : Mistress America, de Noah Baumbach

Au vu de sa filmographie, Noah Baumbach semble avoir deux passions dans la vie. La première se nomme Greta Gerwig, sa muse gracile depuis Greenberg en 2010. Et la deuxième pourrait être un penchant pour les hipsters new-yorkais. Après While we’re young sorti en juillet 2015, le cinéaste pose à nouveau sa caméra dans la Big Apple en s’intéressant au quotidien d’une jeune étudiante qui peine à trouver sa place à l’université. Sa rencontre avec sa future demi-sœur (Gerwig) va tout changer. 

Critique : Le Pont des espions, de Steven Spielberg

Trois ans après Lincoln, Steven Spielberg est enfin de retour derrière la caméra. Moitié film d’espionnage, moitié film noir, Le Pont des espions revient sur l’histoire vraie de cet avocat missionné par le gouvernement américain pour faire un échange d’espions en pleine guerre froide. Le résultat est un long métrage élégant qui s’inscrit pleinement dans la thématique spielbergienne.

Preview 2016 : Vinyl, Silence, l’Exposition… Scorsese is back !

Bonne nouvelle. Absent des écrans depuis fin 2013 et son tourbillonnant Le Loup de Wall Street , Martin Scorsese est enfin de retour derrière la caméra. En 2016, on pourra découvrir  Silence, un projet que le cinéaste développe depuis les années 90. Et du côté du petit écran, HBO diffusera bientôt Vinyl, une série que le réalisateur produit avec un certain Mick Jagger. Enfin, la Cinémathèque française consacre à Monsieur Scorsese une exposition événement qui revient sur ses obsessions de cinéaste.