Monthly Archives: mai 2016

Critique : A War, de Tobias Lindholm

Pour Tobias Lindholm la vie est un combat. Après le film de prison (R) et le film de bateau pris en otage par des pirates (Hijacking), le cinéaste danois s’attaque au film de guerre. Enfin, A War est bien plus qu’un simple film de guerre, en réalité il s’intéresse aux conséquences contemporaines de la guerre sur les individus. Un constat implacable mené par Lindholm sans fioritures. 

Critique : The Nice Guys, de Shane Black (Cannes 2016)

Shane Black est un pur produit des années 80/90. Même si le grand public le connaît surtout comme étant le réalisateur de Iron Man 3 , on lui doit les scénarios de plusieurs comédies d’action sorties durant ces deux décennies. Shane Black est l’homme derrière L’Arme Fatale, Last Action Hero et Le Dernier Samaritain avec Bruce Willis. Si son premier long métrage Kiss Kiss Bang Bang (déjà avec Robert Downey Jr) jouait déjà avec cette imagerie d’une autre époque, The Nice Guys est un buddy movie assumé comme on en fait plus. Et franchement, ça fait du bien !

Critique : Money Monster, de Jodie Foster (Cannes 2016)

Avec Money Monster, c’est la première fois que Jodie Foster la réalisatrice s’essaye au film politique. Elle n’a pas opté pour le brûlot frontal genre Margin Call ni pour le docu fiction malin à la Big Short. Elle se contente d’un thriller rythmé. Déjà vu et un peu facile ? Peut-être mais aussi moins premier degré qu’il n’y paraît.

Critique : Men & Chicken, de Anders Thomas Jensen

Le cinéma danois n’en finit plus de faire parler de lui. Il faut dire que Lars Von Trier et Thomas Vinterberg ont fait naître de nombreuses vocations depuis le dogme, sorte de nouvelle vague danoise des années 90. Anders Thomas Jensen n’est pas exactement un petit nouveau puisqu’on lui doit notamment Les Bouchers Verts ou encore Adam Apple’s, des satires aussi saugrenues que grinçantes sur la folie ordinaire. Men & Chicken continue de creuser le sillon. Un peu trop peut-être.

Captain America : Civil War, de Joe et Anthony Russo

Après les origines story (comment je me suis retrouvé avec des super-pouvoirs), les crises existentielles (être ou ne pas être un super héros, that is the question…), Marvel rentre dans la période du conflit fraternel. Du choc des titans. Comme Batman vs Superman ? Oui mais pas tout à fait.

Critique : Café Society, de Woody Allen (Cannes 2016)

Bienvenue dans le joli monde de Woody Allen. Sa musique jazzy, ses personnages adorables mais névrosés, ses répliques cyniques sur l’amour, la vie, la religion et le cinéma. Ce Café Society est un pur produit allenien que l’on trouve aussi inspiré que lassant. Mais avec Woody, on n’en est pas à un paradoxe près.

Critique : Le Livre de la jungle, de Jon Favreau

 » Il en faut peu pour être heureux « … Qui n’a pas fredonné au moins une fois l’hymne de l’ours Balloo entendu dans le dessin animé de 1967 ? Près de 50 ans plus tard, Disney nous refait le coup dans une version live de son chef d’oeuvre animé. Cette réinvention grandeur nature du livre de Rudyard Kipling est un enchantement pour les mirettes.