Monthly Archives: janvier 2017

Critique : Moonlight, de Barry Jenkins

Que vous aimiez ou pas Moonlight de Barry Jenkins, je peux au moins vous assurer d’une chose, le cinéaste ose aborder un sujet quasiment jamais évoqué dans le cinéma noir américain : comment grandir quand on est noir et homosexuel. Il faut dire que dans ces milieux où la virilité est mise en avant comme un étendard, le sujet dérange forcément. Mais ce qui fascine immédiatement avec Moonlight, c’est la subtilité avec laquelle le réalisateur en parle. Il nous propose une plongée intime dans la psyché d’un jeune garçon à trois moments clés de son existence.

Critique : Quelques minutes après minuit, de Juan Antonio Bayona

Comment supporter un deuil quand on est un enfant ? C’est à cette question délicate qu’à voulu répondre Shiobhan Dowd, auteur jeunesse britannique, qui était en train de mourir d’un cancer. Elle a donc eu l’idée de ce jeune garçon qui doit faire face à la maladie de sa mère et qui se réfugie dans un monde imaginaire pour fuir en apparence la réalité. Le résultat est un conte mi tragique mi fantastique dont le scénario à été écrit par Patrick Ness, l’auteur de la trilogie Le Chaos en marche (dont on attend l’adaptation prochainement).

Critique : Passagers, de Morten Tyldum

L’espace est le nouvel espace de jeux des cinéastes. Le développement des compétences techniques et le succès de Gravity expliquent en partie cet engouement. Mais c’est aussi parce que l’espace est comme dans la vraie vie un nouvel eldorado, regorgeant de possibilités narratives innovantes. Avec Passengers, Morten Tyldum (Imitation Game) imagine un vaisseau spatial en transit dans l’espace vers une lointaine planète. Pour une raison inconnue, deux passagers sont réveillés 90 ans trop tôt de leur sommeil artificiel, les condamnant à veiller et mourir seuls sur ce vaisseau.

Critique : Your name, de Makoto Shinkai

Véritable phénomène au Japon, Your name arrive en France auréolé d’une excellente réputation. Déjà annoncé comme le nouveau Miyazaki (en même temps, on dit toujours ça quand un réalisateur japonais a la chance de voir son long métrage sortir en France…), Makoto Shinkai mélange onirisme, mystère et catastrophe naturelle dans une histoire d’amour exaltée. C’est intense, dramatique, fleur bleue et mémoriel… bref Your Name est totalement japonais et on adore ça !

Critique : Manchester by the Sea, de Kenneth Lonergan

Si le nom de Kenneth Lonergan ne vous dit rien c’est normal. Seuls quelques cinéphiles assidus ont pu découvrir Tu peux compter sur moi et surtout Margaret avec Anna Paquin, disponibles uniquement en VOD. Mais avec son troisième film, il ne devrait plus rester un illustre inconnu. Il suffit de quelques minutes à Manchester by the Sea pour nous happer dans son univers narratif subtil. Il ne faut surtout pas manquer ce drame bouleversant au risque de passer à côté d’un des meilleurs films de 2016.

Livre : Dans le miroir du Caravage, de Francesco Fioretti

Roman policier, roman historique, livre d’art… Dans le miroir du Caravage réserve bien des surprises.