Monthly Archives: mars 2017

© Twentieth Century Fox France / Logan

Critique : Logan, de James Mangold

Le film de super-héros est devenu un genre à lui tout seul. On a eu droit aux origine story, aux sharing universes, au reboot et autres spin off. Avec Logan, James Mangold (qui avait déjà signé le précédent Le combat de l’immortel) vient d’inventer « le requiem story ». Où comment permettre à un personnage aimé de tous, le mythique Wolverine, de raccrocher les lames avec classe et panache. Et pas mal de têtes coupées…

© UFO Distribution

Critique: Fantastic Birthday, de Rosemary Myers

Un premier plan dans un premier film c’est un peu comme une carte de visite. On a une première impression sur l’univers d’un cinéaste. A l’écran, l’australienne Rosemary Myers filme Greta, en plan fixe, sur son banc, dans une cour d’école où elle ne connaît vraisemblablement personne. Tout est coloré. Les personnages dans le fond sont en mouvements. Et pourtant on sent déjà tout le poids qui pèse sur les épaules de la jeune Greta sur le point de fêter ses 15 ans. Une jolie entrée en matière. On gardera la carte de visite. 

© Momentum Pictures

Critique: Brimstone, de Martin Koolhoven

Le western est peut-être un genre moribond mais il inspire encore les réalisateurs contemporains. Pour son premier film américain, le néerlandais Martin Koolhoven a décidé de s’emparer des codes du genre pour mieux les réinventer. Ainsi il fait de Brimstone un western raconté d’un point de vue féminin. Un renversement de paradigme qui est l’un des points forts de ce long métrage porté par une Dakota Fanning impériale. 

© Mark Rogers / Lion

Critique : Lion, de Garth Davis

L’Inde. Un petit garçon orphelin. Dev Patel. Ces trois éléments riment pour tous les cinéphiles avec Slumdog Millionaire, conte exubérant à la sauce bollywoodienne signé Danny Boyle (Trance, Steve Jobs). En apparences, Lion de Garth Davis reprend les mêmes ingrédients. Mais cette histoire vraie d’un petit garçon indien perdu qui finit par retrouver sa famille 25 ans plus tard n’a au final que peu de rapport avec le feel good movie de Danny Boyle. 

© Kerry Brown, Courtesy FM Films

Critique : Silence, de Martin Scorsese

Martin Scorsese est un orfèvre du cinéma. Sa caméra avance comme d’autres dessinent, par des jeux d’ombre et des plans larges. Même s’il est davantage connu pour ses films de gangsters, Scorsese est un mystique. La religion reste même une de ses thématiques favorites (La Dernière Tentation du Christ, Kundun). Mais Silence ne parle pas vraiment de religion, il s’agit plutôt de foi, de doute et de questionnements. Au sens large du terme.