Monthly Archives: février 2018

Critique : Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand

Le réalisme social est-il soluble dans le cinéma grand public ? Xavier Legrand, dont c’est le premier long métrage, a une réponse directe à cette question : oui et mieux il prouve qu’une problématique sociétale comme la violence conjugale peut même être traitée comme un film de genre. Jusqu’à la garde, filmé avec une précision déconcertante, emprunte ainsi autant à la chronique sociale qu’au thriller et même à l’horreur. Mais c’est surtout du très grand cinéma.

Critique : The Greatest Showman, de Michael Gracey

Il y a les hommes normaux. Et il y a les autres, ceux qui attendent plus de la vie que la plupart des gens. P.T. Barnum fait partie de cette seconde catégorie. Inventeur du cirque du bizarre autant que promoteur du divertissement bigger than life, il n’aura de cesse durant toute son existence de faire des rêves plus grands et plus forts que les autres. Préparez-vous à être ébloui.

Critique : Wonder Wheel, de Woody Allen

Parc d’attractions de Coney Island, années 50. Quatre personnages se retrouvent entremêlés dans une valse des sentiments. En posant son décor dans une époque fantasmée et désormais révolue, Woody Allen joue peut-être encore plus que d’habitude sur la théâtralité de son cinéma. D’autant que le narrateur, aspirant dramaturge, est lui-même un personnage central de cette histoire. 

Critique : Les Heures sombres, de Joe Wright

Depuis ses débuts (Orgueil et Préjugés, Reviens-moi, Anna Karénine, Pan), il y a dans le cinéma de Joe Wright un sens du dramatique et de la théâtralité quasi mystique. Alors le voir s’attaquer à une histoire vraie, genre ultraclassique par nature et qui autorise peu les extravagances créatives, relèverait presque du défi. Moins audacieux que Pan, Les Heures sombres reste pourtant un vaillant morceau de bravoure.

Critique : Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino

Le charme de l’Italie en plein été. Les années 80. Une invitation au désir. Deux hommes qui s’aiment. Et si le bonheur était aussi simple que dans le film de Luca Guadagnino ? Honnêtement on signerait tout de suite.