Category Archives: Chroniques

© UFO Distribution / Love Hunters

Critique : Love Hunters, de Ben Young

Années 80. Dans une petite ville australienne, une adolescente rebelle est enlevée par un couple de prédateurs sexuels. La jeune Vicki comprend vite qu’elle n’a qu’une solution pour s’en sortir : exploiter les failles de la femme. Avec un pitch pareil, Ben Young tient le thriller de votre été. Son secret ? Jouer avec les codes actuels, ne jamais tomber dans l’horreur et parler des amours abusives. Jolie leçon de cinéma.

© Aimee Spinks - Gift Girl Limited -The British Film Institute 2016

Critique: The Last Girl, de Colm McCarthy

Le film de zombies a besoin de renouveau. Romero y voyait une métaphore politique et sociale sur la société de consommation. Les Walking Dead préfèrent se concentrer sur l’adrénaline. Mais au final, les lois de la gravité narrative « zombiesque » restent immuables : survivre dans un environnement hostile. Avec The Last Girl- La Fille qui avait tous les dons, Colm McCarthy, et Mike Carey l’auteur du roman original, semblent vouloir modifier le paradigme. En voilà une bonne idée

Von links nach rechts: Jack Sparrow (Johnny Depp), Marty (Martin Klebba), Scrum (Stephen Graham) und Carina Smyth (Kaya Scodelario)

Critique : Pirates des Caraïbes 5 : la Vengeance de Salazar, de Joachim Rønning, Espen Sandberg

Sorti en 2003, le premier Pirates des Caraïbes fait déjà presque figure de divertissement vintage. Un temps où l’aventure l’emportait sur la preawarness* et les adaptations en série de super héros. Aujourd’hui dans un monde saturés de grosses productions globalisantes, comment la franchise Disney peut elle trouver un nouveau souffle ? Réponse en assumant une narration joyeuse et son esprit d’aventure.

© Urban Distribution

Critique : Noma au Japon, de Maurice Dekker

Saviez-vous que chaque année, un restaurant est désigné comme étant le meilleur établissement du monde ? Cet insigne honneur a été attribué plusieurs fois à Noma, un restaurant de Copenhague au Danemark. Toutefois pas question pour René Redzepi, son chef, de se reposer sur ses lauriers. Ce passionné s’est lancé un défi de taille : aller ouvrir une annexe éphémère de Noma au Japon. C’est cette aventure palpitante que nous raconte le documentaire de Maurice Dekker.

© KMBO / The Young Lady

Critique : The Young Lady, de William Oldroy

Si on devait résumer l’univers de The Young Lady en une phrase, on pourrait dire que c’est un peu comme si Shakespeare rencontrait Emilie Brontë. Deux références littéraires dont le britannique William Oldroy s’empare avec autant d’emphase que de modernité. Il faut dire que cette histoire de jeune épouse laissée pour compte par son mari et qui va s’amouracher du palefrenier comprend les bases de la tragédie classique à l’anglaise. Mais c’est un faux semblant. Car le film est en réalité une adaptation de Lady Macbeth du District de Mtsenk, un livre de Nicolaï Leskov qui raconte l’histoire de la première tueuse en série de la littérature russe. 

© Twentieth Century Fox France / Logan

Critique : Logan, de James Mangold

Le film de super-héros est devenu un genre à lui tout seul. On a eu droit aux origine story, aux sharing universes, au reboot et autres spin off. Avec Logan, James Mangold (qui avait déjà signé le précédent Le combat de l’immortel) vient d’inventer « le requiem story ». Où comment permettre à un personnage aimé de tous, le mythique Wolverine, de raccrocher les lames avec classe et panache. Et pas mal de têtes coupées…

© UFO Distribution

Critique: Fantastic Birthday, de Rosemary Myers

Un premier plan dans un premier film c’est un peu comme une carte de visite. On a une première impression sur l’univers d’un cinéaste. A l’écran, l’australienne Rosemary Myers filme Greta, en plan fixe, sur son banc, dans une cour d’école où elle ne connaît vraisemblablement personne. Tout est coloré. Les personnages dans le fond sont en mouvements. Et pourtant on sent déjà tout le poids qui pèse sur les épaules de la jeune Greta sur le point de fêter ses 15 ans. Une jolie entrée en matière. On gardera la carte de visite. 

© Momentum Pictures

Critique: Brimstone, de Martin Koolhoven

Le western est peut-être un genre moribond mais il inspire encore les réalisateurs contemporains. Pour son premier film américain, le néerlandais Martin Koolhoven a décidé de s’emparer des codes du genre pour mieux les réinventer. Ainsi il fait de Brimstone un western raconté d’un point de vue féminin. Un renversement de paradigme qui est l’un des points forts de ce long métrage porté par une Dakota Fanning impériale. 

©Twentieth Century Fox / Les Figures de l'ombre

Critique : Les Figures de l’ombre, de Theodore Melfi

Les Figures de l’ombre est un film taillé pour les Oscars. Au sens académique du terme. Tout dans cette histoire de trois femmes afro-américaines ayant travaillé à la Nasa dans les années 60 est fait pour faire résonner la corde sensible américaine. Mais résumer le film de Théodore Melfi a un énième pamphlet anti-raciste et patriotique serait passer à côté de ce qu’il vraiment : une ode enthousiasmante à tous les rêveurs. 

© Mark Rogers / Lion

Critique : Lion, de Garth Davis

L’Inde. Un petit garçon orphelin. Dev Patel. Ces trois éléments riment pour tous les cinéphiles avec Slumdog Millionaire, conte exubérant à la sauce bollywoodienne signé Danny Boyle (Trance, Steve Jobs). En apparences, Lion de Garth Davis reprend les mêmes ingrédients. Mais cette histoire vraie d’un petit garçon indien perdu qui finit par retrouver sa famille 25 ans plus tard n’a au final que peu de rapport avec le feel good movie de Danny Boyle.