Category Archives: Planète Cinéma

Critique : L’Ile aux chiens, de Wes Anderson

Attention œuvre créative. Des plans symétriques. Des chiens qui parlent. Des couleurs vives. Et des humains déjantés. Pas de doute, L’île aux chiens est bien un film de Wes Anderson. Il signe cette fois ci une satire animée qui a du mordant. Un peu moins mélancolique que d’habitude mais empreint d’une vraie délicatesse.

Critique : Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand

Le réalisme social est-il soluble dans le cinéma grand public ? Xavier Legrand, dont c’est le premier long métrage, a une réponse directe à cette question : oui et mieux il prouve qu’une problématique sociétale comme la violence conjugale peut même être traitée comme un film de genre. Jusqu’à la garde, filmé avec une précision déconcertante, emprunte ainsi autant à la chronique sociale qu’au thriller et même à l’horreur. Mais c’est surtout du très grand cinéma.

Critique : The Greatest Showman, de Michael Gracey

Il y a les hommes normaux. Et il y a les autres, ceux qui attendent plus de la vie que la plupart des gens. P.T. Barnum fait partie de cette seconde catégorie. Inventeur du cirque du bizarre autant que promoteur du divertissement bigger than life, il n’aura de cesse durant toute son existence de faire des rêves plus grands et plus forts que les autres. Préparez-vous à être ébloui.

Critique : Wonder Wheel, de Woody Allen

Parc d’attractions de Coney Island, années 50. Quatre personnages se retrouvent entremêlés dans une valse des sentiments. En posant son décor dans une époque fantasmée et désormais révolue, Woody Allen joue peut-être encore plus que d’habitude sur la théâtralité de son cinéma. D’autant que le narrateur, aspirant dramaturge, est lui-même un personnage central de cette histoire. 

Critique : Les Heures sombres, de Joe Wright

Depuis ses débuts (Orgueil et Préjugés, Reviens-moi, Anna Karénine, Pan), il y a dans le cinéma de Joe Wright un sens du dramatique et de la théâtralité quasi mystique. Alors le voir s’attaquer à une histoire vraie, genre ultraclassique par nature et qui autorise peu les extravagances créatives, relèverait presque du défi. Moins audacieux que Pan, Les Heures sombres reste pourtant un vaillant morceau de bravoure.

Critique : Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino

Le charme de l’Italie en plein été. Les années 80. Une invitation au désir. Deux hommes qui s’aiment. Et si le bonheur était aussi simple que dans le film de Luca Guadagnino ? Honnêtement on signerait tout de suite.

Critique : Le Grand Jeu, de Aaron Sorkin

Les premiers pas d’un scénariste chevronné à la mise en scène sont toujours un moment délicat. Aaron Sorkin (The Social Network, Steve Jobs), virtuose du rythme millimétré et des mots qui claquent, peut-il être aussi habile avec une caméra qu’il ne l’est avec la narration ? La réponse est complexe mais vous pouvez d’ors et déjà être rassuré : Le Grand Jeu est un vrai film d’Aaron Sorkin. Audacieux. Détaillé. Et percutant.

Critique : Three Billboards, de Martin McDonagh

Il y a des traductions qui devraient être interdites. Three Billboards, titre sobre en version originale, est devenu en français Les Panneaux de la colère. On dirait le nom d’un de ces téléfilms larmoyants que M6 diffusait en boucle dans les années 90. C’est d’autant plus mal choisi que le film de Martin McDonagh, drame rural qui emprunte aux frères Coen, se révèle être une chronique douce amère assez inattendue.

Critique : A Ghost Story, de David Lowery

Sur l’affiche de A Ghost Story, on voit un fantôme dans sa pure expression enfantine (un drap blanc avec deux trous béants au niveau des yeux). Cette représentation spectrale épurée sur un fond noir n’est pas le présage d’un film d’horreur, comme certains spectateurs égarés dans les salles ont pu le penser. Au contraire, cette affiche annonce un long métrage antispectaculaire dont le principal argument est le temps qui passe. Amateurs de frissons et de jumpscares, on vous invite à passer votre chemin. Mais si certains d’entre vous sont prêts à sortir de leur zone de confort, alors le voyage poétique de David Lowery vous attend patiemment.

Critique : Star Wars VIII, The Last Jedi, de Rian Johnson

Tambours et trompettes…  » Le Star Wars nouveau est arrivé « . Une promesse de joie et de félicité s’empare de la fanbase et des cinéphiles. Mais au même moment dans la twittosphère, la fureur embrase aussi le cœur des rageux. Alors qui faut-il croire se demande perplexe l’apprenti Jedi ?  » Croire votre cœur vous devez  » conseillerait Maître Yoda car Rian Johnson nous fait une vraie démonstration de cinéma. La preuve par trois.