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Critique : BlacKkklansman, de Spike Lee

Depuis Old Boy, Spike Lee s’était fait discret. Enfin le cinéaste parce que la figure politique a continué à s’exprimer dans des documentaires et des fictions un peu passées inaperçues dans l’hexagone. Ces oeuvres avaient evidemment toutes pour fil rouge la place des afro américain dans la société contemporaine. Avec l’arrivée de Trump au pouvoir et le changement de paradigme à la tête de l’Etat, Spike Lee s’est sans doute dit qu’il était de frapper un grand coup. Le cinéaste s’est ainsi emparé d’une histoire invraisemblable et pourtant totalement véridique. Ou comment un flic noir a réussi à la fin des années 70 à infiltrer le Ku Klux Klan. 

Critique : Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell

Il en est parfois des films comme il en est dans la vie : On ne sait pas toujours sur quoi on va tomber. Le spectateur qui s’aventure dans la salle qui diffuse Under the Silver Lake, hagard et bonhomme comme le personnage principal du long métrage qu’il s’apprête à découvrir, risque d’être déboussolé par la manière dont David Robert Mitchell s’amuse avec les codes du genre. Ainsi pendant les vingt premières minutes, le film emprunte la carte du Néonoir dans une sorte de La La Land écrasé de soleil et de solitude. Puis soudainement il se perd dans une réflexion méta douce amère sur le pouvoir et les limites de la Pop Culture. Etrange vous avez dit étrange ? Tentatives d’explications.

Critique : The Guilty, de Gustav Möller

Qu’est-ce que pour vous un film de cinéma ? Je sais la question est complexe mais de la réponse dépendra selon moi votre sentiment vis-à-vis de The Guilty. Si le rythme et le suspense d’une histoire, peu importent leurs formes, suffisent à votre bonheur alors c’est avec un certain intérêt que vous plongerez dans ce thriller danois. Mais si comme moi, vous pensez qu’un film n’est rien sans intention visuelle, vous risquez de trouver ce Guilty très oubliable.

Critique : Dogman, de Matteo Garrone

Il suffit parfois d’une simple scène d’ouverture pour résumer toute la beauté d’un personnage. Dans Dogman, Matteo Garrone a choisi de filmer Marcello, frêle toiletteur pour chiens, face à un spécimen en apparence féroce . Mais à force de bienveillance, de douceur et de mots d’amour, il parviendra à venir à bout de la ferveur du molosse. Perdu dans une station balnéaire désaffecté quelque part en Italie, ce petit bonhomme est un roi au pays des canidés. Malheureusement, face aux énergumènes de son espèce, le gentil Marcello doit se plier à la loi du plus fort. Mais pour combien de temps ?

Critique : The Cakemaker, de Ofir Raul Graizer

L’amour rend fou. Mais les films qui en parlent ne le sont pas forcément. The Cakemaker n’a rien d’exubérant, au contraire. En explorant les conséquences d’un deuil sur un jeune homme en manque de repères et qui s’invite dans la famille de son amant mort subitement, Ofir Raul Graizer tente de capter quelque chose d’invisible : les tourments de l’âme.

Critique : Daphne, de Peter Mackie Burns

Londres. Daphne est une femme libre et indépendante qui vit sa vie comme elle l’entend. Sans se préoccuper de sa mère, de ses amants de passage ou de son patron. Mais un soir, elle assiste à un braquage dans une épicerie. Cette expérience traumatisante va chambouler sa vie.

Critique : L’Ile aux chiens, de Wes Anderson

Attention œuvre créative. Des plans symétriques. Des chiens qui parlent. Des couleurs vives. Et des humains déjantés. Pas de doute, L’île aux chiens est bien un film de Wes Anderson. Il signe cette fois ci une satire animée qui a du mordant. Un peu moins mélancolique que d’habitude mais empreint d’une vraie délicatesse.

Critique : Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand

Le réalisme social est-il soluble dans le cinéma grand public ? Xavier Legrand, dont c’est le premier long métrage, a une réponse directe à cette question : oui et mieux il prouve qu’une problématique sociétale comme la violence conjugale peut même être traitée comme un film de genre. Jusqu’à la garde, filmé avec une précision déconcertante, emprunte ainsi autant à la chronique sociale qu’au thriller et même à l’horreur. Mais c’est surtout du très grand cinéma.

Critique : The Greatest Showman, de Michael Gracey

Il y a les hommes normaux. Et il y a les autres, ceux qui attendent plus de la vie que la plupart des gens. P.T. Barnum fait partie de cette seconde catégorie. Inventeur du cirque du bizarre autant que promoteur du divertissement bigger than life, il n’aura de cesse durant toute son existence de faire des rêves plus grands et plus forts que les autres. Préparez-vous à être ébloui.

Critique : Wonder Wheel, de Woody Allen

Parc d’attractions de Coney Island, années 50. Quatre personnages se retrouvent entremêlés dans une valse des sentiments. En posant son décor dans une époque fantasmée et désormais révolue, Woody Allen joue peut-être encore plus que d’habitude sur la théâtralité de son cinéma. D’autant que le narrateur, aspirant dramaturge, est lui-même un personnage central de cette histoire.