CEFF 2016 : La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto

La 5e édition du Champs Élysées Film Festival se tient du 7 au 14 juin dans les cinémas de la plus belle avenue du monde. Chaque jour, Lost in Universes revient sur un film découvert durant la semaine. Aujourd’hui, un long métrage en avant première : La Danseuse, de Stéphanie Di Giusto.

De quoi ça parle ? Marie Louise Fuller, originaire du grand ouest américain, rêve de théâtre et de grande scène. Une fois parvenue à Paris, elle crée un spectacle de danse unique qui fera son succès jusqu’à sa rencontre avec Isadora Duncan.

Ce que Lost in Universes en a pensé. Pour un premier essai, c’est un coup de maître que nous propose Stéphanie Di Giusto. Un long métrage qui commence dans une ambiance rappelant Les Portes du Paradis de Michael Cimino et qui se termine sur une scène contemplative à la Terrence Malick, c’est pas tous les jours que l’on voit ça dans un film français!

Dès les premières scènes, la cinéaste nous embarque dans son univers qui nous ballade du western américain à la belle époque française. Inspirée d’une histoire vraie, La Danseuse suit la détermination sans faille d’une artiste qui sacrifie sa vie à son art et dont on a oublié l’histoire. Un peu comme le clown Chocolat dont Rochdy Zem nous a narré les aventures récemment. Mais La Danseuse a plus de force car Stéphanie Di Giusti maîtrise parfaitement son sujet : la création comme absolu.

La jeune chanteuse Soko (sublime, elle porte le film avec une grâce de ballerine) donne son corps et son âme à ce personnage dont on perçoit à chaque instant le mélange de force brute et de fragilité. Le reste du casting international s’inscrit dans cette belle harmonie. De Gaspard Ulliel qui n’en finit plus de démontrer qu’il est bien plus qu’une belle gueule à François Damiens à contre emploi en passant par Mélanie Thierry, Bruno Menochet et Amanda Plummer, la cinéaste a su faire des choix éclectiques et audacieux.

La mise en scène de Stéphanie Di Giusti est ample et souple comme les mouvements de son corps de ballet. Mais c’est sans doute dans les scènes de danse de Loïe Fuller que la cinéaste révèle tout son talent. Sans aucun artifice, elle parvient a recréer la magie de ce spectacle qui s’était perdu dans le cour du temps. Magnifique, tout simplement.

Ça sort quand ? Le 28 septembre 2016.

Marianne


Photo : © Shanna Besson /Wild Bunch Distribution

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