Critique : 9 mois ferme, d’Albert Dupontel

Avec Albert Dupontel, on peut semble-t-il s’attendre à tout : des films très noirs comme Bernie ou très hystériques comme Enfermé dehors. 9 mois ferme est une heureuse surprise. Plus mature, plus contrôlée, en un mot plus aboutie, cette comédie juridico-policière engagée est un vrai plaisir.

Albert Dupontel a réussi à mêler intrigue policière, démêlés amoureux et tendresse parentale tout en égratignant au passage les préjugés des bien-pensants, les emballements médiatiques et les disfonctionnements du système judiciaire français. A ce scénario inattendu s’ajoutent des scènes ultra-drôles, des débordements narratifs plein d’imagination, des répliques douces-amères et, bordel, des moments lourds de tendresse.

L’aspect non négligeable du film : une inventivité visuelle délirante. Albert Dupontel joue avec les différents médias, use de la mise en abyme avec brio et manie étonnamment les couleurs.

Pour ne rien gâcher, les acteurs sont épatants. De Sandrine Kiberlain à Jean Dujardin en passant par Albert Dupontel lui-même, ils évitent l’écueil de la caricature.

Un petit bonheur à voir avec un plaisir non dissimulé.

Laurence

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *