Critique : Beaucoup de bruit pour rien, de Joss Whedon

Après Avengers, Joss Whedon a eu envie de s’éloigner des studios. Sans doute pour se prouver qu’il n’était pas qu’un faiseur d’effets spéciaux. Quoi de mieux pour cela qu’une adaptation de William Shakespeare tournée en noir et blanc ? Attention, avec Beaucoup de bruit pour rien, Whedon ne tente pas de nier qui il est. Au contraire.

D’abord, il a jeté son dévolu sur l’une des rares pièces de l’auteur britannique qui se terminent bien. Ensuite, pour composer le casting il a opté quasi exclusivement pour des acteurs issus du Whedonverse. Voir Alexis Denisof (Buffy, Angel) ou encore Clark Gregg (Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D) déclamer du Shakespeare dans le texte est d’ailleurs assez déconcertant. Surtout que le cinéaste a choisi de les faire évoluer dans un décor contemporain. Une fois l’effet de surprise passé, la magie de Sir Shakespeare fonctionne plutôt bien.

En concentrant l’essentiel de son action dans la maison, Whedon redonne en quelque sorte à la pièce sa vocation originale. Celle d’un vaudeville théâtral où personnages tragiques et bouffons se croisent avec délice. Sans doute certains n’y verront qu’un délire arty un peu vain, mais à Lost in Universes on apprécie que les cinéastes prennent des chemins de traverse pour nous surprendre. Laissez-vous tenter.

Marianne

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