Critique : Broadway Therapy, de Peter Bogdanovich

Avec Broadway Therapy (She’s Funny That Way en VO), Peter Bogdanovich marche clairement sur les plates-bandes d’un certain Woody Allen. Des vieux messieurs y sont obsédés par de jolies jeunes filles. On y parle beaucoup. Et la psychanalyse y occupe une place importante. Volontairement théâtral, dans tous les sens du terme, le film nous plonge dans les souvenirs farfelus d’une comédienne au parcours pour le moins atypique.

Bâtie sur l’idée que la légende est toujours plus intéressante que la « vraie histoire », cette comédie débridée enchaîne à vive allure les quiproquos et les situations cocasses. Les portes claques. Les réparties savoureuses fusent et les clins d’œil au milieu du spectacle sont nombreux.

On assiste à une comédie de boulevard enlevée. Et comme au théâtre, le jeu des comédiens fait toute la différence. La valse entre Owen Wilson (La Nuit au musée 3), l’envoûtante Imogen Poots (A Very English Men), Rhys Ifans (Serena) et Jennifer Aniston (Cake) est irrésistible. Cette dernière profite d’ailleurs des meilleures répliques. Mais honnêtement, on commence à connaître un peu trop les pas de danse pour être vraiment impressionné…

Le film prend toutefois son envol grâce à sa vision fantasmée et référencée du monde du cinéma et du théâtre. Rien n’est plus exaltant quand l’une de ces comédies sort légèrement du cadre pour nous rappeler que l’art du divertissement passe avant tout par le mensonge. Mais « rassurez-vous » nous dit Bogdanovich : si les acteurs mentent si bien, c’est avant tout pour notre plus grand plaisir !

Marianne


Photo : © Metropolitan FilmExport

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