Critique : Cet été-là, de Nax Faxon et Jim Rash

Avec son titre mystérieux (on préfère la VO The Way Way Back) et son pitch tendance teenmovie déjà vu, Cet été-là est passé inaperçu dans les salles françaises. Dommage. Car sans révolutionner le monde du cinéma, ce petit film réserve quelques bonnes surprises.

La première est sa scène d’introduction. N’y allons pas par quatre chemins, elle est géniale. Tant dans sa mise en scène que dans son propos. Cette discussion, en apparence anodine, entre un adolescent et son beau-père sur la route des vacances nous plonge dans l’ambiance : Duncan s’apprête à passer un été difficile.

Derrière cette mise en bouche délicieuse, les réalisateurs Nax Faxon et Jim Rash posent tranquillement le décor. Au programme, une demi-soeur qui l’ignore, une belle voisine mystérieuse, une mère inquiète et perdue et le charme de ces petites villes côtières américaines. Classique… ? Oui, et on regrettera que les cinéastes n’aient pas plus tenté de renouveler le genre. Heureusement tout ne va pas se dérouler exactement comme prévu. Duncan ressortira grandi de ce séjour mais pas forcément de la façon dont tout le monde s’y attend.

Ce parcours initiatique est en plus pimenté par une brochette d’excellents acteurs. En dehors de la découverte Liam James, parfait dans son rôle d’ado mal dans sa peau, Steve Carell personnifie le salaud dans toute sa splendeur. Un rôle bien loin de ses pitreries habituelles. Pitreries qu’il laisse au toujours survolté Sam Rockwell (7 Psychopathes). Toni Colette (actuellement dans la série Hostages) et la nouvelle Carrie Bradshaw (AnnaSophia Robb, The Carrie Diaries) complètent la distribution.

A défaut de la salle de cinéma, ne manquez pas sa sortie en DVD.

Marianne

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