Critique : Clochette et la fée pirate, de Peggy Holmes

Qui dit fée Clochette dit Peter Pan, Capitaine Crochet, île en forme de tête de mort, bref en un mot comme en cent : PIRATES ! Ajoutez quelques autres fées, une poudre aux vertus magiques, un bébé crocodile et vous avez les ingrédients du dernier Disney. Mélangez, secouez, et vous obtenez…

… le film qui a réalisé le plus d’entrée en France la semaine du 2 au 8 avril 2014. Ce qui n’a rien d’étonnant puisque ce long métrage d’animation à tout pour plaire. Son scénario, abouti et cohérent, est de surcroît féministe puisque l’histoire commence par l’audace intellectuelle de Zarina et se poursuit par le courage et la ruse de ses copines qui viennent la secourir quand elle tombe entre les mains des pirates. Zarina a en effet expérimenté des formules à base de poudres de fée au lieu de se contenter de l’empaqueter sagement sur une chaîne de production. Mais ce minuscule Leonard de Vinci ailé déclenche une catastrophe, doit partir en exil et se retrouve capitaine des pirates qui convoitent la poudre de fée pour faire voler leur navire. L’idée est vraiment excellente et à Lost In Universes, nous n’aurions vraiment rien contre une version plus adulte avec un scénario plus élaboré (style la Reine des neiges).

C’est à un festival d’aventures que nous convie Disney. C’est ravissant, plutôt inventif. Seul regret : Tick Tock Croc, le bébé crocodile très réussi, n’a pas un assez grand rôle dans l’histoire.

Pourtant les animateurs, dont Yuriko Senoo, n’ont pas chômé pour le créer. Ils se sont inspirés de croquis anciens de chez Disney pour réaliser ce mini-saurien avant que les crocs ne lui poussent et qu’il ne devienne le pire ennemi du Capitaine Crochet. Dans ce retour aux sources de la genèse du Capitaine Crochet, la réalisatrice a globalement souhaité rester fidèle à la première version de 1963. Son équipe a cherché son inspiration dans les croquis conservés à l’Animation Research Laboratory, un entrepôt situé à Glendale non loin de Los Angeles. Les dessinateurs d’aujourd’hui s’inspirent des œuvres de leurs prédécesseurs sans trahir l’esprit de l’époque. Pour la petite histoire, il faut savoir que la compagnie n’a pas toujours été aussi attentive à la préservation de sa mémoire : les dessins originaux étaient vendus pour quelques dollars seulement à DisneyLand.

Laurence

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