Critique : Comme des bêtes, de Yarrow Cheney et Chris Renaud

Illumination Mac Guff a fait le buzz avec ces Minions, sorte de version jaune citron des lapins crétins. Mais en dehors des deux Moi, Moche et Méchant et de son spin off, le studio Français semblait avoir du mal a trouver de nouvelles idées originales. Ceux qui ont vu Le Lorax comprendront…  Comme des bêtes changera t’il la donne ? En tout cas une chose est sûre, rien de mieux que des animaux pour rameuter les enfants (et leurs parents) dans les salles !

Un concept amusant. Comme des bêtes peut dès le départ se targer de posséder une tagline séduisante: Que font nos animaux de compagnie quand nous sommes absents ? La bande-annonce rythmée et drôle nous offrait quelques scènes d’anthologie avec un basset adepte de massage au batteur électrique, d’un chat très gourmand et d’un caniche géant fan de hard rock. Si on retrouve cette séquence un peu rallongée dans le long métrage, on est un peu déçu de constater que les meilleures idées étaient déjà dans ce teaser…

Amis/ ennemis. Une fois ces présentations faites, l’histoire peut commencer. Max, chien de compagnie heureux de vivre voit débarquer dans son foyer Duke, un gros toutou qui va vite se révéler encombrant. Suite à un concours de circonstances plus ou moins pittoresques, ces deux-là vont se retrouver loin de chez eux. Ils n’auront d’autre choix que de collaborer pour rentrer chez eux avant le retour de leur maîtresse. Surtout qu’ils devront affronter un lapin psychopathe bien décidé à supprimer la race humaine. Ce bestiaire sympathique et coloré est immédiatement attachant mais les péripéties qu’ils rencontrent manquent tout de même d’originalité. Et certains personnages secondaires méritaient un développement plus poussé , on pense notamment à Chloé qu’on aurait aimé plus présente à l’écran.

Une question d’ambiance. Malgré ce récit chaotique et pas toujours ultra-inspiré, Comme des bêtes peut compter sur une véritable ambiance graphique et sonore. La reconstitution d’un New York automnal renvoie à tout un pan de notre cinéphilie. Et la musique délicieusement jazzy fait bien plus que de la figuration, elle donne à certaines scènes un vrai univers (notamment celle avec les chats dans les pinces à linges qui n’est pas sans rappeler un certain West Side Story). Souvent drôle et référencé, Comme des bêtes se regarde sans déplaisir mais n’atteindra jamais la puissance émotionnelle d’un Toy Story dont il est un peu le cousin éloigné

Marianne

Le film en bref : Une comédie animée qui ne manque pas de chien mais qui peine à se différencier de ce type de productions. On aime surtout son ambiance graphique et musicale qui lui donne une vraie personnalité.

Photo : © Universal Pictures International France

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