Critique : Die Hard 5, de John Moore

Fallait-il donner une pénultième suite aux aventures de John McClane ? Non, définitivement pas ! Entre un Bruce Willis qui grimace, un scénario qui tient en dix lignes et des explosions toutes les deux minutes… il n’y a pas grand-chose à sauver de ce naufrage.

Pourtant je suis une grande fan de la trilogie originale, je n’ai rien contre les  films d’action efficaces et malins. Mais John Moore n’est pas John McTiernan, le sens du cadre et du suspense doivent lui être totalement inconnus. Au passage, le flic increvable a également perdu son humour ravageur. Les quelques dialogues cocasses entre le père et le fils ne suffisent pas à inverser cette tendance.

Certes les amateurs de cascades, carambolages, courses poursuites et autres fusillades en prendront plein les yeux… La scène finale, ultra-spectaculaire, nous réserve même un plan de chute assez graphique. Filmés au ralenti, les deux héros traversent vitrages et cloisons. Tout à coup, le spectateur se retrouve plongé dans l’univers d’un jeu vidéo plein écran… sauf que quand on ne tient pas la manette, la sensation est beaucoup moins amusante.

Seule petite consolation, le film met le pied à l’étrier à Jai Courtney. Déjà repéré dans le très inégal Jack Reacher, il dégage, malgré la pauvreté du rôle, un charisme brut. Exploité à sa juste mesure, il pourrait faire des étincelles dans les années à venir.

Marianne

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