Critique : Divergente 2 : l’insurrection, de Robert Schwentke

Retenez votre souffle. Tris et Four sont de retour dans la suite de Divergente. Après un premier épisode initiatique, dans lequel le spectateur découvrait l’univers dystopique imaginé par Véronica Roth, place à l’action pure. La guerre est désormais déclarée entre les Erudits et les autres factions. Tris et ses amis sont des fugitifs. Et ils vont tout faire pour déjouer le plan de la machiavélique Jeanine (Kate Winslet qui semble beaucoup s’amuser dans les habits bleu roi de la méchante). 

Premier constat, l’adaptation de ce second volume est loin d’être aussi scolaire que pour le premier film. Robert Schwentke et le studio ont même pris de sacrées libertés avec l’oeuvre originelle. Certaines pour le meilleur mais d’autres sont plus discutables.

En nous montrant dès le départ ce que recherche Jeanine et en recentrant l’action, le récit gagne en fluidité et en efficacité. Le roman de Veronica Roth comporte également beaucoup de personnages secondaires qui n’ apportent pas grand chose à l’ intrigue principale. Ici, ils ont été rayés de la carte ou presque. Malheureusement dans le lot, d’autres personnages plus importants comme Uriah ou Christina ont également été sacrifiés au montage. C’est d’ailleurs un défaut récurrent de ce genre d’adaptation.

Mais surtout, film pour adolescents oblige, le studio a minutieusement lissé les parties les plus sombres du roman. Le long métrage apparaît donc comme moins tragique. Pire en modifiant quelques détails, ils ont donné à Tris une dimension beaucoup trop héroïque, gommant son côté tête brûlée voir suicidaire.

C’est dommage, car le public à qui est destiné ce long métrage est justement à la recherche de la noirceur inhérente à ce genre d’univers. Il n’ y a qu’a voir le succès de séries comme Walking Dead ou The 100 pour en être persuadé… (soupir !).

Bon le spectacle reste tout de même acceptable notamment grâce à la créativité des scènes de simulation. Et puis Divergente 2 a un autre argument de poids : son interprète principale Shailene Woodley (White Bird). Charismatique, elle est la flamme de cette adaptation. Miles Teller (Whiplash) dans le rôle de son « meilleur ennemi » tire également son épingle du jeu. Leur présence sauve  de l’oubli cette production un peu trop formatée.

Marianne


Photo : © SND

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