Critique : Divergente, de Neil Burger

Après Twilight, c’est au tour d’Hunger Games de faire des petits. Summit Entertainment et Lionsgate se sont associés pour produire l’adaptation d’un autre succès littéraire jeunesse Divergente. On prend les mêmes et on recommence ou presque. La saga de Véronica Roth se situe dans un futur désenchanté dans lequel une jeune héroïne va se battre contre l’ordre établi…

Ici pas de jeux du cirque mais une société divisée en 5 factions. Chacune est régie par des principes très stricts auxquels tous les individus doivent se soumettre. Bref, on ne rigole pas avec la loi !

Premier constat, même si Divergente tient la route question divertissement, il est clairement moins abouti qu’Hunger Games. La faute à un univers qui ne tient pas toutes ses promesses puisque nous n’explorerons au final qu’une seule faction. La mise en scène de Neil Burger sait se faire efficace et précise, sans jamais s’élever au-dessus de la mêlée.

Shalaine Woodley (The Spectacular Now), que tout le monde compare déjà à Jennifer Lawrence, assure dans ce rôle où elle doit manier aussi bien les poings que les émotions. Son charme et celui de Theo James (qui s’en sort pas mal malgré ses airs de mannequin trop parfait) sont pour beaucoup dans la crédibilité de leur histoire d’amour. Quant à Kate Winselt, on sent bien qu’elle s’amuse dans le rôle de la méchante Janine.

L’adaptation est plutôt fidèle même si comme souvent dans ce genre de films calibrés pour les adolescents, la machine hollywoodienne a un peu arrondi les angles. Certains des éléments les plus sombres de l’intrigue sont éludés. C’est dommage car c’est l’une des particularitités de cette littérature dystopique de mettre ses héros dans des situations dérangeantes pour mieux ébranler la morale de ses lecteurs.

Au final, Divergente se vit comme un film d’anticipation plein de rebondissements. Son petit plus ? Sa fin qui ouvre sur une multiplicité de possibilités narratives. Que va-t-il se passer dans les prochains tomes ? Nous n’en savons rien car l’auteur a fait voler en éclat sa structure de base. La suite pourrait donc être plus complexe. Tant mieux. 

Marianne

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