Critique : Diversion, de Glenn Ficarra et John Requa

Qui sont Glenn Ficarra et John Requa ? Des maîtres de l’illusion. Leurs derniers films I love You Philipp Morris et Crazy Stupid Love avaient justement en commun l’art de la diversion. Détourner l’attention du spectateur pour lui cacher un élément fondamental de l’ histoire… Alors que ces deux-là se lancent dans le film d’arnaque apparaissait comme logique. Hélas, comme le dit si bien l’adage, parfois, les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Diversion (Focus en VO) suit un arnaqueur en chef (Will Smith, en forme, même si ce n’est pas avec ce film qu’il va remettre sa carrière sur les rails) qui initie une débutante (Margot Robbie, Le Loup de Walt Street) à son art illégal. Tout cela est amusant, divertissant. Le spectateur assiste à une pièce qu’il a déjà vue jouer des centaines de fois, se demandant quand la ruse va surgir.

Et elle finit par survenir en plein milieu du film. Ce twist, dont je ne révèlerai rien promis, est assez spectaculaire même s’il paraît hautement improbable. Mais on s’en fiche, on s’est bien amusé.

Et comme on est qu’à la moitiée du film, on se dit que les rebondissements qui vont suivre seront encore plus spectaculaires… Malheureusement cela ne sera pas le cas ! Dans la deuxième partie du film, les cinéastes semblent se concentrer plus sur la dimension romantique que sur l’art de la distraction. Les ficelles se font plus grossières et le coup de bluff final est même totalement prévisible. Du moins pour un spectateur rompu à ce genre d’exercice.

Du coup, on a un peu l’impression que sur ce coup-là c’est nous qui nous sommes faits un peu arnaqués… Un comble.

Marianne

Photo : © Warner Bros. France

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