Critique : Horns, d’Alexandre Aja

Daniel Radcliffe et le fantastique c’est décidément une grande histoire d’amour. Après La Dame en noir en 2012, l’acteur anglais revient avec le genre qui l’a fait connaître dans Horns d’Alexandre Aja. Mais cette adaptation du roman de Joe Hill (fils de Stephen King) est à des années lumières de l’univers fantaisiste d’Harry Potter. Ici on nage plutôt en plein cauchemar.

Quand le film commence, Ig (Radcliffe) tente de se remettre de l’assassinat de sa petite amie (la gracieuse Juno Temple vu cette année dans Maléfique). Sauf que malheureusement pour lui, il est le principal suspect. Et un beau matin, il va se réveiller avec des cornes sur le front.

Avec son ton délicieusement cynique et son univers de conte horrifique, Horns commence plutôt bien. Alexandre Aja filme avec malice un Daniel Radcliffe qui semble vivre un bad trip permanent. Pourtant malgré une série de rebondissements assez jouissifs et impertinents, le film pâtit d’une intrigue policière beaucoup trop classique. Le meurtrier est bien trop prévisible et durant les vingt dernières minutes Horns tourne même au film d’horreur peu crédible. Comme si Alexandre Aja n’avait pu s’empêcher de mettre un soupçon de gore…

Reste un combat assez intéressant sur les représentations symboliques du bien et du mal et un nouveau couple de cinéma touchant. Daniel Radcliffe et Juno Temple ont suffisamment de charme pour nous convaincre de suivre cette aventure bancale jusqu’au bout.

Marianne

Photo : © Metropolitan FilmExport

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