Critique : Hunger Games – La révolte : partie 2, de Francis Lawrence

Le dernier acte de la saga Hunger Games se dévoile enfin. Après une première partie contemplative et désespérée, ce quatrième volet se concentre clairement sur l’action. Le film commence là où le précédent nous avait laissé : Katniss (Jennifer Lawrence toujours convaincante) pense ses plaies après le retour de Peeta. Ce dernier, torturé par le président Snow, n’a plus qu’une idée en tête : tuer la jeune femme. Mais l’heure n’est plus aux atermoiements sentimentaux. Les jeux ne sont terminés qu’en apparence car sur le champ de bataille, Katniss et ses amis sont sur le point d’affronter de nombreuses épreuves. Qui survivra ? 

Cocktail explosif. Le scénario de cet ultime épisode est construit comme un jeu de rôles grandeur nature. Le Capitole est un terrain miné (par les pièges machiavéliques concoctés par Snow et ses acolytes) au sein duquel le bataillon de Katniss doit naviguer pour enfin en finir avec l’ennemi. Dans des décors naturels bluffants (dont certains ont été sélectionnés en région parisienne), les héros ne seront pas ménagés. Mutants sanguinaires, explosions, marée noire… c’est simple on se croirait presque dans un jeu vidéo, tellement l’action est dense. Mais contrairement au calamiteux Labyrinthe, Francis Lawrence sait au moins rendre ses personnages attachants.

Pas de montée en puissance. Toutefois même si ce rythme effréné est efficace à l’écran, Hunger Games souffre d’un problème majeur : il oublie d’innover. Dans la première partie, Lawrence avait cassé volontairement les codes narratifs des volets précédents développant un univers froid assez glacial. Si l’ambiance générale reste mortifère, ce dernier volet manque de moments épiques. L’auteur nous prive par exemple d’une vraie confrontation entre Snow et Katniss.

Un propos toujours actuel. Mais ces failles scénaristiques (déjà présentes dans le bouquin) n’empêche pas la saga de Suzanne Collins d’être vivace dans son propos. La satire médiatique s’estompe ici pour laisser la place à un vrai plaidoyer sur la nécessité pour chaque société de se révolter contre le pouvoir en place. Les remarques sur la propension de l’humanité à faire la guerre sans arrêt et sa faculté à oublier le passé pour refaire les mêmes erreurs ne pourraient être plus actuelles… Rien que pour ça, Hunger Games mérite largement sa place au panthéon des meilleures adaptations de young adults.

Marianne

Le film en bref : Ce dernier volet vaut plus pour les thématiques qu’il aborde que pour son scénario qui manque un peu de substance. Une honnête conclusion, même si le deuxième épisode restera le meilleur volet de la saga.

Photo :© Metropolitan FilmExport

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