Critique : Imogene, de Shari Springer Berman et Robert Pulcini

Kristin Wiig a le vent en poupe. La pétillante actrice, qui a fait les beaux jours du Saturday Night Live, cumule les projets. Alors qu’elle donne actuellement de la voix dans Moi Moche et Méchant 2 et qu’elle sera prochainement dans le très prometteur La Vie rêvée de Walter Mitty, elle revient avec une nouvelle comédie Imogene (Girl Mostly Likely).

Beaucoup moins déjanté que Mes Meilleures Amies dont elle était la scénariste, Imogene surfe plutôt sur la tendance Bridget Jones new-yorkaise. Kristen Wiig y campe une trentenaire désespérée suite à la rupture avec son petit ami et qui se retrouve forcée de cohabiter quelques jours avec sa famille dans le New Jersey.  Une trame assez classique qui revient, une fois de plus, sur l’éternel clivage entre la grande ville et la banlieue. Quête du père, famille loufoque, meilleures amies superficielles… Imogene ne se distingue pas avec ces thématiques rebattues ou par son final assez prévisible.

Toutefois grâce à un panel de seconds rôles réussis (Matt Dilon et Annette Bening en tête), une bande originale rythmée et une romance rafraîchissante entre l’héroïne et un jeune locataire chanteur, cette comédie sort la tête de l’eau. Les tirades entre ces deux-là fonctionnent à merveille, surtout lorsqu’ils s’interrogent sur l’idée de réussite véhiculée dans nos sociétés contemporaines. Les tenues so eighties d’Imogene valent également le détour.

Et ne boudons pas notre plaisir. Darren Criss, loin des plateaux de Glee, prouve qu’il possède la prestance et le charme suffisants pour s’imposer sur grand écran, même lorsqu’il s’auto-parodie dans une scène de cabaret ultra-sexy !

Marianne

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