Critique : Independance Day Resurgence, de Roland Emmerich

© Twentieth Century Fox

Le constat est amer, mais hélas pas nouveau. Quand on a pas de nouvelles idées, on ne peut pas faire une suite réussie à un film à succès ! On aurait pu croire qu’en 20 ans, le roi des explosions monumentales, aka Roland Emmerich, aurait eu le temps de peaufiner son scénario. Et bien non ! Soupir.

Le temps qui passe. Independance Day, premier du nom, était un film de son époque. Avec son patriotisme chevillé au corps, qui frôlait par moment le ridicule, mais avec surtout cette envie de ne pas trop se prendre au sérieux et d’offrir un spectacle incroyable plein de rebondissements et d’humour. Malheureusement 20 ans plus tard, les intentions d’Emmerich en terme de divertissement semble s’être réduit à la portion congrue. Des héros sans charisme ou inexistants, de l’humour en berne et un suspense proche du néant. Bref, on s’ennuie ferme.

Rien de neuf sous le soleil. Situé pile 20 ans après les événements du premier film, Independance Day Ressurgence nous mène dans un monde dans lequel les humains se sont appropriés les technologies aliens. Une bonne idée que le scénario n’exploite pas…à part pour nous montrer un hélicoptère sans hélice (Tu parles d’une révolution…) et une base sur la lune. Pour le reste, le récit se contente de reprendre plus ou moins les mêmes ingrédients et de recommencer. Même les scènes de destruction, pierre angulaire du savoir-faire d’Emmerich, semblent ici réalisées sans fantaisie, comme si elles étaient devenues un simple passage obligé.

Franchise à tout prix. Le vrai problème de ce projet c’est qu’il a été réalisé pour devenir une franchise, seul maître étalon actuel des studios hollywoodiens. Resurgence est donc sensé être un premier jet qui ouvrira sur d’autres films nous promettant cette fois-ci une guerre intergalactique. Afin de séduire un public de masse, on a même ajouté des personnages chinois (La Chine avec son 1,3 milliard d’habitants constitue un vrai potentiel de billets verts pour les films américain). On compte aussi un afro-américain, un side kick un peu crétin  et une blonde un peu plus bas ass que prévu… Mouais, ben pour la suite faudra pas compter sur moi les gars. Désolé.

Marianne

Le film en bref: Une suite sans saveur qui tente de créer une potentielle franchise intergalactique. Mais sans personnages bien écrits et sans humour ça va être difficile.

Photo : © Twentieth Century Fox

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