Critique : Kick Ass 2, de Jeff Waldow

Quand Kick Ass est sorti sur les écrans en 2010… il est passé quasi inaperçu ! (avec moins de 800 000 entrées en France.) Pourtant ceux qui l’avaient découvert en salles savaient que ce long métrage ne ressemblait à rien de ce que l’on avait pu voir auparavant. Loin d’être une parodie insipide sur les films de super-héros, Kick Ass était un mix euphorisant de violence purement jouissive et un constat réaliste sur la société d’aujourd’hui. Un peu plus de trois ans plus tard, ce long métrage adapté d’un comics éponyme de Mark Millar et John Romita Jr. est tout simplement devenu culte.

Après un bref calcul, la machine à billets verts hollywoodienne a logiquement décidé de mettre en images les tomes suivants. Kick Ass 2 est ainsi un condensé entre la suite de la BD originale et son spin-off Hit Girl. Et cela se voit à l’écran puisque la narration se divise à parts égales entre Kick Ass (Aaron Taylor Johnson) et Hit Girl (Chloe Moretz). Le premier souhaite donner une nouvelle impulsion à sa vie de super-héros en intégrant une équipe de gentils névrosés en costume alors que la seconde tente de mener une vie d’adolescente « normale ». En toile de fond, le grand méchant The Mothefucker (ex Red Mist) prépare sa vengeance.

Première raison de se réjouir, l’insolence et l’énergie du premier volet sont toujours intactes. Il y a quelque chose de totalement savoureux à imaginer les sévices que vont subir les pauvres pom-pom girls qui osent s’est prendre à Hit Girl. Et la troupe de super-héros du réel menée par un Jim Carrey méconnaissable fait écho à un vrai phénomène de société américain. Ces justiciers des rues, bien que beaucoup plus pacifistes que dans le film, ne sont plus une fiction là-bas.

L’autre bon point réside dans l’esthétique volontairement comics déjà présente dans le premier épisode. La description des personnages, l’antre du méchant avec le requin amorphe, le casting aux petits oignons (vous n’êtes pas prêt d’oublier Mother Russia !) participent pleinement à cette ambiance geek et fun.

Seulement voilà, l’effet de surprise s’est forcément estompé et l’intrigue peine à se renouveler. Les références à la pop culture et aux dérives de notre société sont moins nombreuses (à l’exception du clin d’oeil génial aux One Direction, réduits au statut de sex-toys pour lycéennes frustrées). Il ne reste plus qu’une histoire de vengeance et des combats sanglants à se mettre sous la dent. Il faudra vous en contenter.

Marianne

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