Critique : La Nuit au musée : le secret des pharaons, de Shawn Levy

Un troisième épisode de La Nuit au musée, c’est comme retrouver une vieille paire de chaussons confortables. C’est pas ce qu’il y a de plus distingué mais en même temps vous adorez passer du temps avec.  Pour ce dernier volet, la formule n’a pas changé. Larry (Ben Stiller, La Vie rêvée de Walter Mitty) et ses copains en cire se retrouvent dans un nouveau musée (Le British Muséum) pour une troisième nuit de folie. Et comme d’habitude rien ne va se passer comme prévu.

Côté scénario, rien de neuf sous le soleil. Une quête ultraclassique. Une flopée de blagues destinées en priorité aux enfants. Même Rebel Wilson (The Hit Girls), la petite nouvelle, ne fait que reprendre le rôle de Jonah Hill (Le Loup de Wall Street) en gardien lourdingue. Mais la formule magique de La Nuit au musée est ailleurs. Voir les oeuvres d’art de nos musées préférés prendre vie reste une expérience grisante. Dans ce troisième volet, on retiendra surtout la séquence hallucinante de Larry propulsé dans un célèbre tableau d’Escher et ses escaliers sans fin. Du grand art…

Bon je n’ai pas été totalement honnête. La Nuit au musée 3 nous réserve au moins une belle surprise, avec une séquence dans un théâtre londonien. Une incursion, hors-musée, assez délirante qui s’interroge une fois de plus sur le pouvoir de l’art. Car le  » et si ?  » reste l’une des bases élémentaires de ce genre de fiction. Dommage que Shawn Levy ne prenne pas plus de temps pour explorer toutes les possibilités dont il dispose.

La fin offre de manière involontaire un très bel hommage à Robin Williams (Le Majordome). Car elle laisse entendre que les figures mythiques de l’art sont éternelles. Cela ne pourrait pas être plus vrai.

Marianne


Photo : © 20th Century Fox

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