Critique : La Tortue Rouge, de Michael Dudok  de Wit

Un long métrage d’animation en 2D et sans paroles. La Tortue Rouge fait presque figure d’ovni dans le monde de l’animation moderne dominé par la technique 3D et ses nombreux avatars numériques. Mais Dudok de Wit n’en a cure, co-produit par le Studio Ghibli (Miyazaki, Takahata…), ce conte mise avant tout sur son sens de l’épure et sa portée poétique.

Conte écologique. La Tortue rouge semble dans un premier temps vouloir réinventer le mythe de Robinson Crusoé. On y suit l’arrivée d’un naufragé sur une île déserte dont toutes les tentatives pour quitter sa prison insulaire sont défaites par une mystérieuse tortue rouge. Je n’en révèlerai pas plus mais sachez que le récit prend soudain le chemin de la fable magique dans laquelle l’union de l’homme et la nature est célébrée.

Hymne poétique. Tout dans le dessin de Dudok de Wit, de la finesse du trait, à la délicatesse des émotions en passant par la douceur de la bande originale est parcouru par un élan élégiaque parfait. Une simplicité désarmante qui donne à son œuvre une portée universelle. Une ode qui résonne comme un  hommage boulversant à notre planète, où le calme et la pureté ont remplacé l’agitation chromatique habituelle.  A découvrir en famille.

Marianne

Le film en bref : Un film d’animation poétique et écologique qui se distingue par sa simplicité et sa douceur.

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