Critique : Labyrinthe, de Wes Ball

Quelque part aux Etats-Unis, des jeunes garçons sont pris au piège au centre d’un mystérieux et dangereux labyrinthe. Les « blocards », comme ils se surnomment eux-mêmes, tentent de survivre dans cet univers hostile, mais l’arrivée d’un nouveau venu, Thomas, va faire basculer leur fragile équilibre. Et l’aventure commence. Mouais.

A quoi bon se battre contre les faits ? Cette adaptation du best-seller de James Dasher est calibrée pour marcher. Elle comprend son lot d’héroïsme, de mystère, d’horreur (enfin faut le dire vite) et d’acteurs juvéniles un peu moins classe mannequin que d’habitude. Enfin ne vous inquiétez pas, Dylan O’Brian (vu dans Teen Wolf) et Kayla Scodelario (la Effy de Skins), les deux héros, ne manquent pas de sex-appeal.

Seulement ce qui est sexy sur le papier ne l’est pas toujours sur grand écran. Première règle pour faire rêver le spectateur : créer de vrais personnages, avec un minimum d’envergure. Désolé, mais il ne suffit pas de deux répliques et des courses poursuites pour qu’on ait le temps de s’attacher à des personnages. Du coup, on se désintéresse assez vite de leur sort. Dommage pour un film conçu comme un piège géant.

Mais le pire nous attend dans le twist final. Pour ne pas trop en révéler, disons simplement que l’on n’y croit pas une seule seconde. La télé réalité a déjà produit beaucoup mieux que ça…

Reste heureusement, pour les fans de jeux vidéo, quelques scènes haletantes et bien maîtrisées question mise en scène. Sans oublier un univers labyrinthique audacieux. Mais franchement, à quoi bon confectionner un décorum pareil pour y cacher simplement quelques petits monstres ? La suite au prochain épisode… hélas !

Marianne

Photo : © Twentieth Century Fox

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