Critique : Le Septième Fils, de Sergueï Bodrov

Bon. Pas de miracle. Le Septième Fils est une énième adaptation d’une saga littéraire fantastique. Et non, il ne sera pas le nouvel Harry Potter. Certes, une fois de plus on peut souligner la beauté des effets spéciaux ou encore la féerie de l’univers. Mais ça ne suffit plus. Depuis longtemps.

On a aussi besoin d’un scénario original. De rebondissements qui ne soient pas systématiquement prévisibles. De méchants qui ne soient pas juste des caricatures. Et d’un héros avec un peu plus que trois traits de caractère : courageux, gentil et beau. Le pire c’est qu’on ne peut même pas accuser le matériel de base puisque Le Septième Fils est une assez libre adaptation de la série des Epouvanteurs (The Wardstone Chronicles) de Joseph Delaney… On commence à connaître la chanson : c’est toujours ce qui arrive quand les décisions artistiques sont prises par des financiers !

Heureusement, le Septième Fils peut compter sur le charme de deux grands acteurs : Jeff Bridges (The Giver) et Julianne Moore (Maps to the Stars). Sarcastiques et Bad Ass, ils semblent bien s’amuser dans cet univers magique. D’ailleurs l’histoire qui lie les deux personnages aurait été mille fois plus intéressante à explorer que cette quête héroïque déjà vue mille fois.

Bref tout cela fait du Septième Fils, un film à regarder d’un œil devant sa télé, durant un long dimanche pluvieux.

Marianne

Photo : © Universal Pictures

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