Critique : Le Voyage d’Arlo, de Peter Sohn

Quoi de mieux pour commencer ce mois de décembre qu’un joli film d’animation signé Pixar ? Après les petites émotions magiques de Vice & Versa, le studio nous présente son nouveau bébé Le Voyage d’Arlo (The Good Dinosaur en V.O.). Un film au destin chaotique puisqu’il a perdu en cours de route son réalisateur repoussant la sortie d’un an. Peter Sohn qui n’avait à son actif que la réalisation du court métrage Passage nuageux (diffusé avant Là-Haut lors de sa sortie en salles) a donc eu la lourde tâche de reprendre un projet en cours de route. Rassurez-vous, à l’écran rien ne transfigure ce changement de direction. La magie opère une fois de plus… même si Le Voyage d’Arlo ne joue pas dans la même cour que Vice & Versa. 

Un récit initiatique. Il faut dire que Le Voyage d’Arlo de par sa structure même (sa narration est constituée d’une multitude de saynètes) et son thème (le conte initiatique où comment un petit dinosaure va devenir grand) s’adresse en priorité aux enfants. Et il le fait très bien, avec des personnages hauts en couleur, une quête (retrouver le chemin de la maison) et de nombreux dangers. Mais forcément pour le spectateur adulte, le sous-texte que l’on retrouve dans Vice & Versa ou dans Là-Haut et Ratatouille fait ici un peu défaut.

Réalisme des décors. Question graphisme, le long métrage de Peter Sohn est sans doute moins créatif que celui des derniers Pixar. Ils ont reconstitué une sorte d’univers montagnard assez classiques avec des créatures assez proches des dinosaures que l’on a déjà vu un peu partout. Le film se distingue toute de même par le réalisme de certains plans naturels. Un cour d’eau, un champ, une montagne… le photo-réalisme est d’une réussite incroyable et fonctionne bien avec les personnages développés dans un esprit plus « cartoonesque ».

Anthropomorphisme. Mais la bonne idée du film tient en une phrase : l’inversion des rôles entre le petit garçon et son chien. Car le voyage d’Arlo raconte l’histoire d’amitié entre un dinosaure (Arlo) et un petit garçon sauvage (Spot). Sauf que dans ce monde où la météorite ne s’est jamais écrasée sur la terre, ce sont les dinosaures qui sont devenus l’espèce dominante et les hommes font partie de la faune courante. L’anthropomorphisme inversé fonctionne ici à merveille créant des situations cocasses. Et il nous pousse également à nous interroger sur notre rapport aux animaux. Une jolie leçon.

Marianne

Le film en bref : Ce très beau film signé Disney Pixar nous entraîne comme d’habitude dans un univers magique où les décors réalistes sont à couper le souffle. Le redéfinition des rôles entre l’homme et l’animal est assez amusante. Mais le film reste un peu trop attaché aux thématiques enfantines pour emballer complètement notre cœur d’adulte.


Photo : © 2015 Disney Pixar

One Response to Critique : Le Voyage d’Arlo, de Peter Sohn

  1. trevich dit :

    très bon film ! je le recommande !

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