Critique : Les Croods, de Chris Sanders et Kirk DeMicco

Bienvenue chez les hommes préhistoriques. La famille Croods, dernière représentante de son espèce, tente de survivre dans le monde hostile qui l’entoure. Vivant la majeure partie du temps enfermée dans une sombre caverne, la petite famille ne sort que pour se nourrir. Face à ce quotidien morose,  Eep  ( Emma Stone), la fille aînée s’ennuie ferme. Elle rêve de grands espaces, de soleil, d’aventures et même de danger ! L’arrivée de la fin du monde et d’un certain Guy vont changer la donne.

Famille je vous hais/Famille je vous aime. La chanson est connue. Créer une nouvelle mélodie est donc un art délicat. Heureusement, les magiciens du pays de l’animation de chez Dreamworks possède plus d’une note dans leur partition.

Après la relation mère-fille explorée par Pixar dans Rebelle, c’est ici la relation père-fille qui sert de colonne vertébrale à cette histoire. Et il y a définitivement un soupçon de Mérida chez Eep. Sauf que si elle décide de désobéir à l’autorité paternelle, ce n’est pas que pour s’affirmer. Les beaux yeux du nomade et futé Guy (Ryan Reynolds) y sont aussi pour quelque-chose. Le père (Nicolas Cage), figure tutélaire et protrectice se retrouve défié par un jeune loup qui mise plus sur l’intelligence que sur les muscles. De cette classique confrontation entre deux mâles alphas, naîtra fatalement un nouvel équilibre. Mais rassurez-vous émotions, rires et même quelques surprises sont au rendez-vous.

Pour donner vie à cet univers préhistorique parallèle, les créatifs s’en sont donné à coeur joie. On retrouve pêle-mêle un bestiaire chamarré surréaliste, une végétation luxuriante librement inspirée du Douanier Rousseau et des scènes d’actions spectaculaires dignes des meilleures montagnes russes.

Ces séquences un peu répétitives dans la première partie du film lui impulse un vrai rythme mais empêchent, à mon sens, de rentrer totalement dans l’histoire.  On regrettera aussi que les autres membres de la famille (à part Eep et son père) ne soient pas plus développés, servant uniquement de « running gag » (La grand-mère qui refuse de mourir, le fils peureux, le bébé chien fou et la mère un peu inexistante…). Des petits détails qui auraient permis de faire de ce Croods, un film un peu plus mâture. Ne boudez pas votre plaisir pour autant.

Marianne

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