Critique livre : La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

Sara Lindqvist, jeune libraire, vit en Suède. Amy Harris, vieille dame amoureuse des livres, dans l’Iowa aux Etats-Unis. Les deux femmes entretiennent une relation épistolaire depuis deux ans. Leur point commun ? Leur passion pour la littérature. Jusqu’au jour où Amy invite Sara à venir la voir. Mais lorsque cette dernière arrive à Broken Wheel, elle apprend avec stupeur qu’Amy vient de mourir. Les habitants vont alors tout faire pour que son séjour soit agréable. Leur investissement est total et les résultats dépassent leurs espérances. Sara s’intègre tellement bien au sein de leur communauté qu’elle décide d’ouvrir une librairie avec les livres laissés par Amy. Broken Wheel revit soudain… mais le visa touristique de Sara n’est que d’une durée de trois mois…

Pour s’évader. La Bibliothèque des cœurs cabossés est un feel good book. Un roman qui tout au long de sa lecture nous permet de nous sentir mieux. Une belle histoire d’hommes et de femmes, qui nous parlent d’amitié et d’amour. Un livre qui redonne de l’espoir : oui il est toujours possible de repartir de zéro, oui nous avons tous droit au bonheur, même les plus cabossés d’entre nous, et même si ce bonheur arrive tardivement. Voilà, c’est bon pour le moral et c’est toujours mieux que les antidépresseurs…

Pour les amoureux des livres. La Bibliothèque des cœurs cabossés, c’est d’abord une très belle couverture qui donne envie de se plonger dans l’ouvrage. C’est ensuite une histoire de… livres ! Parler de romans (que nous avons lus pour la plupart) à des amateurs de lecture, c’est le succès garanti. Quel lecteur compulsif n’a pas rêvé d’ouvrir sa librairie, de communiquer son amour des livres et de la lecture au plus grand nombre. Alors que dire de redonner un second souffle à une petite bourgade dépeuplée, perdue au milieu des champs de maïs ? C’est la belle histoire de Sara à Broken Wheel. Le rêve ! Et on aimerait être à sa place.

Pour la galerie de personnages. La bibliothèque des cœurs cabossés, c’est enfin de nombreux personnages attachants, loufoques et fantasques, tous plus cabossées les uns que les autres. On a mal pour eux et l’on est heureux de cette thérapie par les livres, de ces liens qui se créent grâce à eux. On regrette cependant le manque de consistance de certains personnages, les plus intéressants n’étant pas ceux auxquels on s’attend. De même, on pourrait reprocher à La Bibliothèque une intrigue qui avance trop lentement, parfois un peu faible (notamment une histoire d’amour qui ne parvient pas à décoller). L’ensemble manque un peu de profondeur…

Anne-Valérie

Le livre en bref : La Bibliothèque des cœurs cabossés n’est pas un roman qui changera votre vie mais qui vous offrira un voyage agréable et un dépaysement garanti. Un feel good book qui n’a d’ailleurs d’autre prétention que celle de vous divertir.

La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald, aux éditions Denoël, 496 pages, 21,90 €.

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