Critique : Ma vie de courgette, de Claude Barras

Pourquoi avoir opté pour du cinéma d’animation pour porter à l’écran le roman de…Tout simplement car ce monde d’expression a ce supplément d’âme par rapport au cinéma traditionnel. Une petite subtilité qui sied parfaitement à cette histoire racontée à hauteur d’enfants.

En finir avec les clichés. Non le cinéma d’animation n’est pas réservé qu’aux enfants. C’est juste un autre support pour raconter des histoires. Le récit au cœur de Ma vie de courgette, un jeune garçon placé dans un orphelinat suite au décès de sa mère, prend une dimension poétique supplémentaire grâce à l’univers graphique imaginé par Claude Barras. Ces petites figurines colorées dans un monde gris agissent comme une bouffée d’oxygène.

Apprendre du malheur. Tous les enfants de l’orphelinat ont des histoires difficiles à appréhender pour un jeune public. Face à la délicatesse du sujet, le choix de l’animation apparaît comme bienvenue comme si ce monde imaginaire était capable d’absorber la tristesse du récit. Le travail des dialogues fait également des miracles pour donner de l’humour à ces enfants abandonnés.

Retournement de situation. Céline Sciamma, la réalisatrice de Tom Boy, s’est emparée avec précision du roman de Gilles Paris pour en sortir un scénario convaincant. Narrativement,  Ma Vie de courgette contient son lot d’émotions et de retournements de situation, sans oublier une happy end qui devrait faire pleurer dans les chaumières. Une jolie réussite à ne surtout pas réserver qu’aux enfants.

Marianne

Le film en bref : Même si Ma Vie de courgette est à déconseiller aux âmes les plus sensibles, c’est un film poétique et émouvant qui devrait ravir petits et grands. Son univers graphique original et son rythme narratif sont pour beaucoup dans la réussite de cette jolie création animée.

Photo : © Ritaproductions

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