Critique : Mad Max : Fury Road, de George Miller

Mesdames, Messieurs, accrochez-vous bien à votre fauteuil : le nouveau Mad Max vient de débarquer dans les salles. Le voyage risque de secouer un peu. Non en fait, pas qu’un peu.

Ce Fury Road porte bien son nom puisque le film est, pour l’essentiel, une longue course poursuite hallucinante dans le désert australien. Les vingt premières minutes du long métrage menées à un rythme d’enfer vous embarque dans un spectacle fracassant fait de métal, de poussière et de sang. Et de cascades impressionnantes, réalisées (presque) sans trucage !

Non, George Miller n’a rien perdu de sa folie d’autrefois. Mais même si la claque visuelle est indéniable, on se dit que cette cadence effrénée risque d’être un peu épuisante pendant deux heures. Heureusement, c’était sous-estimer le réalisateur d’Happy Feet et des Sorcières d’Eastweack.

Car dès que le film se pose enfin, le propos peut enfin prendre corps. Mad Max est bien entendu une charge écolo et anti-totalitaire. Toutes les formes de sectarisme et vénération aveugle en prennent pour leur grade. Mais ce quatrième volet met l’accent sur la dimension féminine. Cette fois-ci, les femmes ne sont clairement pas là que pour faire joli. Elles se révoltent non seulement contre l’ordre établi mais surtout contre leur rôle de génitrice en série et de vache à lait. A bon entendeur…

Du coup, peu à peu, les personnages prennent une dimension supplémentaire. La bataille ne se fait plus simplement spectaculaire, elle devient aussi palpitante maintenant que le spectateur en saisit pleinement les enjeux.

Charlize Theron (Dark Places) est impériale dans un rôle pourtant essentiellement fait de rage et de fureur.  Tom Hardy (Enfant 44, Quand vient la nuit), qui a la lourde tâche de reprendre le rôle iconique tenu par Mel Gibson, incarne un Max plus mutique que son prédécesseur. Mais son charisme naturel l’impose facilement comme le seul maître à bord. Bon, ben maintenant y a plus qu’à attendre la suite Monsieur Miller.

Marianne

 

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