Critique : Magic in the Moonlight, de Woody Allen

Quelques notes jazzy sur un générique noir et blanc… pas de doute vous êtes bien dans un film de Woody Allen. Le cru 2014, Magic in the Moonlight contient d’ailleurs tout ce qui fait l’ADN mythique de son cinéma. Au programme des dialogues percutants et drôles, une romance compliquée et une thématique philosophique. La question du jour  ? Qui a raison entre le cartésien pragmatique et la naïve qui croit en la magie ?

Ou comment un illustre magicien est appelé à la rescousse pour démystifier une jeune femme qui prétend avoir un don de prescience. Comme d’habitude chez Woody Allen, les cyniques en prennent pour leur grade. La bataille romantico-épique entre les deux protagonistes constitue le summum de l’art allenien. Surtout que la magie ne se trouve pas toujours là où on pense…

Seulement voilà malgré le charme de l’ensemble, on a tout de même une étrange impression de déjà vu. L’arnaque, la jolie fille ingénue, les discutions qui n’en finissent plus. Dès le départ, le spectateur sait parfaitement comment tout ceci va se terminer. La mise en scène bucolique qui rend hommage aux drames romantiques des années 50 est élégante, mais les cadres souvent serrés et le comique de situation récurrent nous renvoit malgré tout à un univers trop théâtral.

Heureusement l’alchimie entre Emma Stone (The Amazing Spiderman) et Colin Firth (La Taupe) est tellement évidente qu’elle suffit à notre bonheur. Ces deux-là sont le coeur battant de cette nouvelle comédie pure signée Woody Allen. Une comédie légère comme une bulle de champagne. Certains la trouveront datée. A Lost in Universes, on aime à penser qu’elle manque juste un peu d’originalité. Ce qui n’empêche pas le ravissement des pupilles.

Marianne

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