Critique : Magic Mike XXL, de Gregory Jacobs

Reste-t-il encore un peu de magie à Mike ? Cette question posée par Jada Pinkett Smith (Gotham) à Channing Tatum (Jupiter Ascending) au milieu du film résume bien les ambitions de cette suite. Et des suites en général : trouver un prétexte pour faire un deuxième film qui sera plus fort que l’original. Désolé les gars mais c’est raté.

Je vous rassure, bien évidemment Magic Mike et ses copains n’ ont rien perdu de leur charisme (même si Matthew McConaughey et Alex Pettyfer ne sont plus de la partie). Mais ce qui faisait le sel du premier opus signé Steven Soderbergh, à savoir un cocktail de testostérones sur fond de crise et de fin du rêve américain, a ici complètement disparu.

Mike renie tous les choix du premier film (se caser, trouver un vrai travail) pour partir faire une virée avec ses potes bodybuildés jusqu’à Myrtle Beach. Là-bas est organisé un concours mythique de chippendales. Évidemment sur la route, ils auront tous l’ occasion de faire plusieurs fois leur show. Autrement dit, le road movie n’ est qu’un prétexte pour aligner les scènes de danses sexy.

Le spectacle est délirant. L’adrénaline et les hormones coulent à flots. Gregory Jacobs (producteur attitré  de Soderbergh) réussit une mise en scène opératique légère et virevoltante. Certaines séquences sont même plutôt drôles comme celle où « Big Dick Richie » improvise une danse dans une supérette. Mais pour être honnête, c’est à peu près tout ce qu’il y a se mettre sous la dent…

Une fois ce concept de base accepté, il ne reste plus au spectateur qu’à se caler dans son fauteuil pour admirer les abdos de Channing Tatum, Joe Manganiello (True Blood), Matt Bomer (Un Amour d’hiver) et Adam Rodriguez (Les Experts Miami)… Inutile de dire que si vous n’êtes pas sensible à leur charme animal, vous risquez tout de même de trouver le temps long.

Marianne

Photo : © 2015 Warner Bros Ent

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