Critique : Maps to the Stars, de David Cronenberg

Une satire hollywoodienne signée David Cronenberg ? A Lost in Universes on attendait ça avec une certaine délectation. Surtout au vu des premières images à l’esthétique légèrement surannée et des dialogues frondeurs entendus dans la bande annonce. Seulement voilà, quelques bonnes répliques, une mise en scène carrée et d’excellents acteurs ne suffisent pas à faire un bon film.

La rédaction de Lost in Universes était divisée sur Cosmopolis. Mais le film aussi abscons soit-il, avait au moins le mérite de sortir des sentiers battus. Le problème principal de ce Maps to the Stars tient dans la banalité de son propos. Les critiques sur Hollywood ne sont pas nouvelles. Oui c’est un monde d’égocentriques obsédés par l’argent. Mais David Cronenberg arrive juste 15 ans trop tard. Il ne fera pas grincer les dents de beaucoup de monde sur la Côte Ouest.

La première demi-heure du film est plutôt mordante et jouissive. Mais plus le temps passe, plus le film s’enfonce dans une espèce de provocation gratuite. Le cinéaste tente bien d’explorer diverses pistes intéressantes comme le secret de famille inavouable, le surnaturel ou même la folie mais rien n’y fait. Même la mise en abyme ne prend pas vraiment. Car tout est bien trop prévisible. Pire en faisant de ses personnages des êtres peu attachants dès le départ, on se désintéresse de ce qui peut bien leur arriver.

Reste heureusement le casting impeccable. De John Cusak à Mia Wasikowska en passant par Olivia Williams et le jeune Evan Bird, tous sont parfaits dans leur rôle. Julianne Moore, en particulier, est en roue libre avec ce personnage de star névrosée et égocentrique. Une chose est sûre, elle n’a pas volé son prix d’interprétation à Cannes.

Marianne

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