Critique : Mistress America, de Noah Baumbach

Au vu de sa filmographie, Noah Baumbach semble avoir deux passions dans la vie. La première se nomme Greta Gerwig, sa muse gracile depuis Greenberg en 2010. Et la deuxième pourrait être un penchant pour les hipsters new-yorkais. Après While we’re young sorti en juillet 2015, le cinéaste pose à nouveau sa caméra dans la Big Apple en s’intéressant au quotidien d’une jeune étudiante qui peine à trouver sa place à l’université. Sa rencontre avec sa future demi-sœur (Gerwig) va tout changer. 

Un casting flamboyant. La petite provinciale qui a du mal à trouver sa place dans la grande ville… le sujet n’a rien de très original mais Noah Baumbach a compris que pour captiver les foules il faut miser sur un élément clef : des comédiens captivants. Pour être plus précis ici : des comédiennes. Greta Gerwig (Frances Ha) en éternelle fille perdue pleine de charme continue de faire des étincelles. Quand à la jeune Lola Kirke (repérée dans Gone Girl et la série Mozart in the Jungle) elle balade sa silhouette nonchalante avec la grâce des futures grandes.

Des personnages haut en couleur. Comme Woody Allen, Baumbach sait également que les films new-yorkais doivent briller par la qualité de leurs dialogues. Si Allen préfère surfer sur les tragédies sentimentales ubuesques, Baumbach écrit lui sur les névroses du XXIe siècle. Les seconds rôles, de la petite copine ultra-jalouse à la femme au foyer désespérée, nous réserve tous des réparties savoureuses.

Un soupçon de création. Difficile de trouver la thématique principale de Mistress America. Le propos général reste un peu nébuleux mais à Lost in Universes on retiendra principalement le questionnement autour de la création. Ou comment le réel et l’entourage reste l’une des principales sources d’inspiration pour tout auteur qui se respecte. D’ailleurs après avoir vu Mistress America, une question me taraude : je me demande bien à quoi ressemble les proches de Noah Baumbach !

Marianne

Le film en bref : Un film indépendant qui s’inscrit dans la veine  » hipster new-yorkais  » qui vaut surtout pour l’écriture des personnages et le duo d’actrices Lola Kirke et Greta Gerwig.

Photo : © 2015 Twentieth Century Fox

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