Critique : Nos Etoiles contraires, de Josh Boone

Après Love Story, voici Nos étoiles contraires. Du mélo pur jus dont on ressort les yeux mouillés. Faut-il pour autant réduire Nos étoiles contraires à une bluette pour fille ?  Non car cette adaptation du best-seller de John Green s’efforce de trouver quelques idées originales pour s’éloigner du carcan plombant  « du film sur le cancer ».

Le scénario navigue en permanence entre scènes d’émotions et scènes plus cocasses, du moins dans sa première partie, empêchant le film de s’enfermer trop rapidement dans le mélo justement. Evidemment, Josh Boone n’échappe pas à la thématique classique du dépassement de soi. Mais on évite le discours moral et religieux sur le pouvoir merveilleux de la vie dont les Américains sont si fanatiques. Hazel est un personnage gentil, mais lucide. Voire même cynique par moment. C’est déjà un premier bon point.

Ensuite, l’auteur a une très belle idée pour guider les personnages : introduire une œuvre de fiction imaginaire. Une impériale affliction est un roman, sur une jeune femme atteinte d’un cancer, que lit Hazel en boucle. Il est devenu une sorte de mantra pour la jeune femme. Une mise en abyme qui souligne le pouvoir de la fiction dans nos sociétés modernes. Ce n’est pas révolutionnaire mais c’est assez poétique.

Dommage que le tiers final du film devienne soudain un tire-larmes un peu facile. D’un autre côté, l’alchimie entre la désarmante Shailene Woodley (The Spectacular Now) et le malin Ansel Elgort (Divergente) est tellement évidente, qu’il est difficile de rester insensible à leurs destins.

 Marianne

Photo : © 20th Century Fox

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